‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 138 sur 547 · Moral., 24. 24, M. 76. 299; Ibid. 34. 40, p · texte numérisé non relu

Moral., 24. 24, M. 76. 299; Ibid. 34. 40, p

7. In Canlic. praefat., M. 45. 1740; surtout n. 11, p. 1748. Il réfute Pelage par les textes : Sine me nihil potestis facere; non volentis neque cur rentis sed misercntis Dei est.

ses grandes lignes, a été fixée d'une manière définitive par saint Augustin. Et ce fait est d'autant mieux garanti que le concile d'Orange, dont les décisions avaient été rédigées d avance par le Saint-Siège, enseigna la nécessité de la grâce, même pour la foi, avec les références bibliques que nous avons déjà rencontrées sous la plume du docteur d'Hippone V Pourtant exception doit être faite sur un point. On vient de voir comment Fauteur de \ Enchiridion et du De praedestinatione sanctorum expliquait le texte : Deus vult omnes homines sahos ûeri. Son interprétation n'arriva pas à s'imposer. Adoptée par Prosper- et Fulgence^, elle fut rejetée par le De s>ocatione ^entium, qui revint à l'interprétation traditionnelle, et professa l'existence d'un appel universel dçs hommes au salut'*. Or ce livre représentait, avec quelques spéculations en plus, l'enseignement de l'Église romaine. Rome ne faisait pas de métaphysique. Elle croyait à la gratuité de la grâce, mais elle laissait à Dieu le soin de justifier son gouvernement. Aussi l'augustinisme qui fut adopté à Orange fut un augustinisme atténué et, en partie, transformé. Dans les canons de ce concile, et dans les considérations qui les suivent, on trouve certaines formules que saint Augustin n'eût pas approuvées sans de-

1. Voir le texte des canons de ce concile dans ]M. 45. 1785. Le canon 4 enseigne que Dieu « prépare » la volonté sans l'attendre, ce qui est prouvé par les textes : Praeparatur voluntas a Domino (Prov. 8. 35 selon les Sept.) et : Deus est qui operatur in vobis velle et perficere. Le canon 5 prouve que r « initium fidei » vient de la grâce par le texte : Gratia salvi facti estis per fidem et hoc non ex vobis, Dei enim donum est. Plus loin (c. 7) on rencontre le texte : Quid habes quod non accepisti.

2. Ep. ad Rufinum, 12 à 14, M. 45. 1798. Ici Prosper réfute des adversaires qui veulent prouver par le texte : Deus vult omnes homines... que Dieu appelle tous les hommes au salut. Il répond : « Numquid non sunt de omnibus hominibus qui a praeteritis generationibus usque in hoc tempus sine Dei cognitione perierunt? Et si majoribus natu, quod non recte

dicitur, mala opéra obfuerunt... inter salvatos parvulos et non salva-

tos quae meritorum potuit esse discretio? » Voir encore : Responsiones ad capitula calumniantium Gallorum, 14 et 8, M. 45. 1835 et 1837; Carmen de ingratis, 2. 272 et 313, M. 51. 110 et 113.

3. Ep. 15, 10, M. 65. 438. Fulgence commente ainsi le texte : Deus vult omnes... : « Omnes praedestinati ipsi sunt quos vult Deus salvos fieri, qui propterea omnes dicuntur quia in utroque sexu, ex omni hominum génère... salvantur. » Voir encore : De veritate praedestinationis. 3. 20 et 23, M. 65. 661 et 663; Ep. 17. 61, M. 65. 490.

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