‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 144 sur 547 · LA XATLRE DES ANGES · texte numérisé non relu

LA XATLRE DES ANGES

liques furent toutes abandonnées avant le sixième siècle. Laissons de côté provisoirement le problème des « fils de Dieu » que nous rencontrerons plus loin. Dès le commencement du troisième siècle, Origène expliqua que les anges se nourrissent de la connaissance du Verbe, que c'est là leur pain et le pain destiné aux hommes ^. Eusèbe s'inspira du grand docteur alexandrin : « Ne croyons pas, dit-il, que les Vertus angéliques se nourrissent d'un aliment sensible. Le Sauveur condamne dans l'Evangile ceux qui s'imaginent que la manne était le pain des anges, puisqu'il enseigne que les Hébreux ne seraient pas morts, s'ils s'étaient nourris dans le désert de la nourriture angélique... Ce qui assure aux Vertus célestes la vie éternelle, c'est la participation du Verbe -. » Nous retrouvons la même doctrine chez saint Cyrille d'Alexandrie ^, chez saint Augustin '*, qui l'avait lue sans doute dans les commentaires aujourd'hui perdus de saint Ambroise et de saint Hilaire. Nous la retrouvons encore chez le pseudo-Ambroise ^ et le pseudo-Jérôme ^. Et si Théodoret rejette l'interprétation origéniste, c'est pour nous apprendre, sans doute à la suite de Théodore de Mopsueste, que « le pain des anges » doit s'entendre du pain donné aux Hébreux dans le désert « par l'intermédiaire des anges "^ ». Bref, à partir d'Origène, personne ne laissa place au ciel pour des repas matériels.

Le sermon dans lequel saint Augustin nous a enseigné que

1. De urat. 27, M. 11.513 : èTcst ôè xai ol oiyytloi co^i'a Tpéïoviat Geoù... Xéyzia.i £v 4'a).[xotç xai toù; àyyéXou; xpsoeaôai... toioùtov oi èatt xô "Aptov àyyÉÀtov ecpayev àvOpwTioç. Mrj yàp èizl xoctoOtov TzzoiyeÙGT.t. ô vouç rifjLcov w; or/]Ôïïva, <7w[j.aT'.y.oO Tivoç àpxou.., toù; àyysXou; àel {jLeTaXa[xê(xvovTaç xpéçtciôai.

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