‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 162 sur 547 · Haer., 64. 4 et 5, M · texte numérisé non relu

Haer., 64. 4 et 5, M

7. De civit., 11. 33, M. 41. 347. Toutefois saint Augustin n'ose pas faire fond sur ce texte. 11 permet, si l'on y tient, de placer la création des anges avant celle du monde sensible {Jb. 32, p. 345 : « ... none contrario referam contentionem... »). Ailleurs il incline à croire que les anges sont visés dans le verset : Fiat lux [De civit. 11.9, M. 41. 323). Voir encore : Contra Faustum, 22. 10, M. 42. 405; De Gènes, imperf., 21, M. 34. 228; Gènes, litt. 1. 15 et suiv., M. 34.252.

8. De virg. velandis, 7, M. 2. 899. Ici TertuUien veut prouver que, si les anges peuvent être tentés par les femmes mariées, à plus forte raison le sont-ils par les vierges. Voir encore : Clément dAlex., Fragm. des Hypot.j M. 9. 744, en se défiant de la traduction latine.

LES ORDRES ANGELIQUES. 121

blâmes ^ Saint Jérôme prouva, par les mômes textes, que les anges gardiens auraient à rendre compte de leur gestion au jour du jugement général -. Il tira une conclusion analogue de l'endroit où saint Paul parle des « princes de ce siècle » qui ont crucifié le Seigneur^. Quand ce sentiment fut abandonné — et il le fut dans l'Église latine à partir de saint Augustin — on expliqua que l'auteur de l'Apocalypse adressait ses reproches, non pas à de vrais anges, mais à des évêques '^ , et que saint Paul avait en vue les démons ^.

Appuyés sur VEpitre aux Ephésiens^ qui mentionne « le prince delà puissance de l'air », et sur la Première épître de saint Pierre "^ qui représente le diable « cherchant une proie à dévorer », les Pères admirent que les démons et Satan lui-même étaient dans l'air*. Saint Augustin observa que notre atmosphère était, pour ces esprits exilés du ciel, un lieu ténébreux et un enfer *. Par là, il concilia le sentiment commun avec deux ou trois autres textes scripturaires, qui semblaient mettre les démons, et surtout Satan leur chef, dans l'enfer ^^.

Inutile de dire que les noms des ordres angéliques sont empruntés à saint Paul^\ à l'exception des Chérubins ^'^ et des Séraphins ^^^ qui viennent de l'Ancien Testament. Seulement, assez souvent, les Pères des cinq premiers siècles identifièrent

1. In Luc, Homil. 13, M. 13. 1832. Voir aussi : In EzechieL, hom. 4. 1, M. 13. 697 où est cité le texte de Jude, 1. 6.

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