LE BAPTÊME ET LA CONFIRMATION
A diverses reprises, saint Justin présenta le baptême comme l'accomplissement de cette prophétie d'Isaïe : La^ez-çous et soyez pursK 11 déclara aussi que les chrétiens recevaient le baptême, pour se conformer à ce précepte du Sauveur : Si ^ous n'êtes pas régénérés, {>ous n'entrerez pas dans le royaume des cieiix'^. La prophétie d'Isaïe ne fut, dans la suite, rattachée au baptême que par exception ; mais le texte : Nisi quis renatus fuerit — que saint Justin avait cité de mémoire — devint la preuve classique de la nécessité du baptême. Ce fut à lui que Tertullien ^ et saint Cyprien '• firent appel. Tertullien allégua aussi la parole du Sauveur : Ite, docete omnes génies, tinguentes eas '... »
Quand vint Pelage, le précepte : Nisi quis renatus fuerit... était universellement admis. Le moine irlandais ne s'inscrivit pas en faux contre la croyance unanime des chrétiens ; seulement prenant dans un sens restrictif la formule « regnum coelorum » qui le termine, il enseigna que le baptême était nécessaire pour entrer dans « royaume des cieux » , mais non
1. Dial., M, 18, II, M. G. 504, 516,572; 1 ApoL, 61, M. 6. 420.
2. ApoL, 61, M. 6. 420. 11 mot les verbes à la seconde personne : « Si vous ne renaissez pas... »