‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 167 sur 547 · Loc. cit · texte numérisé non relu

Loc. cit

SUPPLÉMENTS DU BAPTEME. 125

par le martyre. Il fonda ce sentiment sur la parole du Sauveur : Baptismo habeo haptizari ^. Nous retrouvons dans saint Cyprien la morne doctrine établie sur le môme texte -. Nous la retrouvons aussi dans la Cite de saint Augustin; mais, cette fois, elle est prouvée par les déclarations suivantes de Notre- Seigneur : Qui me confessus fuerit corain hominihus, confitebor et ego eum coram Pâtre meo; qui perdiderit animam suam propter me, inveniet eam ^. On voit du reste par saint Ambroise "*, par Fulgence ^, et par Gennade ^, qu'elle était universellement admise.

Dans \ Oraison fiinèhre de Valentinien^ saint Ambroise enseigna que le désir du baptême équivalait au baptême luimême , et il motiva son assertion par ce texte de la Sagesse : Justus quacLiinque morte praeventus fuerit, anima ejus in requie erit ^. Saint Augustin adopta d'abord ce sentiment. C'est ce qu'atteste le De baptismo, où on lit que « la foi et la conversion du cœur » peuvent suppléer au baptême. Ses bases scripturaires furent : le texte Corde creditur ad justitiam, ore autem confessio fit ad salutem, et surtout l'exemple du bon larron qui fut admis au paradis sans le baptême ^. Plus tard, le saint docteur ne parla plus que du martyre comme supplément au baptême ^ ; il expliqua alors que le bon larron avait probablement été baptisé par Teau sortie du côté du Sauveur qui rejaillit sur lui, et que, en tout cas, il devait être considéré comme un martyr ^^. Ne tenant compte que des derniers

LDcbapt., 16, M. 1.1217.

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