Ad PhiL, 7. 2, M. 5. 702 et
4. Ep. 27. 1. M, 4. 298 (dans Hartel, Ep. 33, 1) : « Dominusnoster cujus praecepta et monita observare debemus, episcopi honorem et Ecclesiae suae rationem disponens in evangelio loquitur et dicit Petro : Tu es Petrus... Inde per temporum et successionum vices episcoporum ordinatio et Ecclesiae ratio decurrit ut Ecclesia super episcopos constituatur. »
5. De monog., 12, M. 2. 947 : « Quum extollimur et inflamur adversus clerum... tune omnes sacerdotes quia sacerdotes nos Deo et patri fecit {Apoc. 1. 6; 5. 10), quum ad pcraoquationem disciplinae sacerdotalis provo(-amur... impares sumus, >» Il taxe d'inconséquence les chrétiens qui se déclaraient sacerdotes comme les membres du clergé, mais qui ne voulaient pas s'astreindre à la discipline du clergé. 11 outre le principe,
156 THEOLOGIE SCRIPTURAIRE ; L ORDRE.
comme pour les prêtres; tout texte lui sert, qui peut colorer sa thèse K .
Dans sa Lettre à Éçangélus, saint Jérôme essaya de prouver, par divers textes des Épîtres pastorales et des Actes, que la distinction de Tépiscopat et du presbytérat était inconnue du temps des apôtres, et qu'elle avait été introduite pour remédier aux désordres qui, de bonne heure, menacèrent les communautés chrétiennes-. Cette thèse, que l'illustre docteur a reprise dans son Commentaire sur Vèpître à Tite^, a fait croire à certains théologiens qu'il rangeait l'épiscopat parmi les institutions de droit ecclésiastique ^'. On la retrouve d'ailleurs dans quelques autres écrits de cette époque, notamment dans les commentaires de V Ambrosiastre ^. En tout cas, les droits de la hiérarchie furent défendus avec ardeur par saint Épiphane. Le savant évêque de Salamine releva dans la Première épitre à Timothêe des indices péremptoires de la supériorité primitive de l'épiscopat sur le presbytérat*^. Quant aux textes où les deux fonctions semblaient être identifiées, il les expliqua par cette considération que les communautés chrétiennes n'étaient pas complètement organisées à l'origine, et qu'elles manquaient tantôt d'évêque, tantôt de prêtres^.
pour faire accepter la conséquence. Voir encore : De exhortât, caslit. 7, M. 2. 922. Notons d'ailleurs qu'il atteste l'existence, à son époque, d'un clergé distinct de l'élément laïque.
1. Saint Justin, Z)m^. 116, M. 6. 745, dit que les chrétiens sont : «àpy.tepaTty.ôv TÔ àXYiôivov yévo; » ; mais il ne se réfère à aucun texte scripturaire, bien qu'il s'inspire peut-être de 1. Peir. 2. 9.
2. Ep. 146, 2, M. 22. 1193: « Quum Apostolus perspicue doceat eosdem esse presbyteros quos episcopos... Quaeris auctoritatem? Audi testimonium. » Et il cite : Phip. 1. 1; -4c^. 20. 18; TU., 1.5; 1. Tim, 4. 14. 1, Petr. 5; 2 Jo. 1 ; 3 Jo 1. Dans : Ep. 69. 3, p. 656, il soutient la même thèse, mais sans références scripturaires. Voir : Morin, De sacris ordinationibus, pars 3, exei'cit. 3, 2.