‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 216 sur 547 · Ep., 14. 1, M · texte numérisé non relu

Ep., 14. 1, M

170 THÉOLOGIE SCRIPTURAIRE; L EGLISE.

investi du souverain pouvoir de lier et de délier, continuait d'exercer ces sublimes prérogatives, par la personne de ses successeurs \ Les papes saint Léon ^ et saint Gélase ^ tinrent le même langage. Et, dans le Décret attribué à ce pape, on lit que la prééminence du siège apostolique a sa source, non dans les constitutions des conciles, mais dans la promesse du Sauveur : Tu es Petriis... ^ Rome n'a jamais cessé, depuis le troisième siècle, d'établir son droit de primauté sur le célèbre texte de saint Matthieu .

Elle l'a établi encore, quoique plus tard et plus rarement, sur les deux textes : Confirma fratres tuos^ et : Pasce agnos ineos, pasce 0{>es meas. On ne trouve que le germe de cette preuve dans les sermons de saint Léon -^ ; mais elle apparaît au grand jour dans les lettres de Gélase. Ce pape déclare en effet que, s'il étend sa sollicitude sur tout le troupeau du Seigneur, c'est parce que le Seigneur lui a dit, dans la personne de saint Pierre, de confirmer ses frères et d'être, à leur égard, ce qu'est le pasteur à l'égard de ses brebis ^. Et, après Gélase, les papes Pelage II "' et Adrien ^ appuient, eux aussi, sur le texte de saint Luc, la prééminence du siège apostolique.

Mais Rome ne se préoccupa pas seulement d'assurer sa primauté de juridiction, elle proclama aussi son inviolable attachement à la vérité révélée ; et, à ce dernier privilège comme à l'autre, elle donna une base scripturaire. Elle s'adressa parfois dans ce but au texte : Tu es Petrus. C'est ainsi qu'on lit, dans

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