Haer. 61. 67 et suiv., M
10. A(b). Juannem Hier. 2^3 et suiv., M. 23. 373. Voir aussi : Ep. 53. M. 22. 5-15.
180 THÉOLOGIE scriptuiîaire; l'eschatologie.
études ^ Après la christologie, la résurrection est sans doute le dogme qui occupe la plus grande place dans la littérature ecclésiastique des premiers siècles.
Quand les docteurs eurent à défendre la résurrection contre les païens, ils se bornèrent ordinairement à faire valoir les considérations philosophiques qui en établissaient la possibilité et la convenance. Lorsqu'ils se trouvèrent en face de chrétiens dont la foi chancelante avait besoin d'être fortifiée, ou d'hérétiques faisant profession de croire aux livres saints, ils s'appuyèrent avant tout sur la Bible, sans toutefois négliger les inductions fournies par le spectacle de la nature. Notre-Seigneur avait donné l'exemple quand, répondant aux sadducéens, il avait dit : « Pour ce qui est de la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu cette parole divine : Je suis le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob? Dieu n'est pas le Dieu des morts mais des vivants. » A la suite du divin Maître, on demanda, soit à l'Ancien, soit au Nouveau Testament, les preuves de la résurrection des morts. Saint Clément fit ici appel aux textes des Psaumes : « Tu me ressusciteras et je te glorifierai; — Je me suis endormi et assoupi, mais je me suis relevé parce que tu es avec moi )> ; et à ce passage de Job : « Tu ressusciteras ma chair qui a souffert toutes ces choses-. » Saint Justin ^ et saint Irénée^ eurent recours à la vision dans laquelle le Seigneur montre à Ezéchiel des ossements, auxquels il rend la vie. Saint Irénée cita de plus cet endroit d'Jsaïe : « Les morts ressusciteront, ceux qui sont dans les monuments ressusciteront et se réjouiront sur la terre ^. » Tertullien, après avoir longuement développé les inductions qui acheminent la raison humaine vers la résurrection, utilisa, lui aussi, la vision d'Ezéchiel ainsi que le texte d'Jsaïe^. Mais, élar-
1. De fide et symb. 23, IM. 40. 194; Enchirid., 84 et suiv., M. 40. 272; De civitate, 22. 5 et suiv., M. 41. 755.
2. Ad Corinth. 26, 2 et 3. Dans toutes les citations qui suivent, je fais simplement office de rapporteur et je donne les textes tels que les ont lus les Pères dans les versions dont ils se servaient.