I. La résurrection et le mille narisme
Le dogme de la résurrection des corps, qui est comme la clef de voûte de l'eschatologie chrétienne, a été proclamé par Notre-Seigneur lui-même contre les sadducéens ^ Saint Paul ^ et saint Clément ^ se virent obligés de le défendre contre les doutes qu'élevaient, sur son compte, certains chrétiens d'origine païenne. Violemment attaqué par les gnostiques et par les païens, il fut enseigné par les docteurs du deuxième et du troisième siècle, notamment par saint Justin^, Athénagore^, saint Irénéc^ et Tertullien'^. Plusieurs Pères du quatrième siècle, surtout saint^Iéthode^, saint Epiphane^ et saint Jérôme ^^, le rétablirent contre la théorie origéniste qui tendait à le supprimer en le faussant. Et saint Augustin, dont l'attention était ordinairement attirée d'un autre côté, lui a néanmoins consacré plusieurs