‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 229 sur 547 · Adv. Joann. 36, M · texte numérisé non relu

Adv. Joann. 36, M

9. Enchirid. 91, M. 40. 274. Ici Augustin parle comme saint Jérôme. Dans : Relract. 1. 17, M. 32. 613, il propose les deux explications : « Constat apostolum... aut homines qui secundum carnem vivunt carnis nomine nuncupasse, aut ipsam carnis corruptionem. >»

LE MILLÉNARISME. 183

près de son lit et s'efforça de le convertir. Le patriarche se retranchait derrière le texte : Caro et sanguh... comme derrière im boulevard inexpugnable. Grégoire lui prouva, par divers exemples, que l'Ecriture emploie souvent le mot « chair » pour désigner le péché. Eutychius finit par se rendre ^ .

Nous devons ici nous arrêter, quelques instants, sur la doctrine millénariste, pour mentionner les appuis scripturaires qu'elle se donna et les réfutations que Ton opposa à ces prétendues autorités.

Saint Justin crut pouvoir démontrer, par un texte d'Isaïe, que la résurrection générale serait précédée d'une résurrection partielle réservée aux justes, à la suite de laquelle ceux-ci passeraient mille ans à Jérusalem, dans l'abondance de tous les biens matériels^. Il confirma ce sentiment par l'autorité de l'Apocalypse^, et il alla jusqu'à enseigner que la croyance au millénarisme était la condition d'une parfaite orthodoxie''. Marchant sur les traces de saint Justin, saint Irénée appuya, lui aussi, la théorie millénariste sur rÉcriture. Mais, non content d'employer à cette fin les descriptions prophétiques d'Isaïe, il invoqua Jérémie, Ezéchiel, Daniel^; il osa même appeler à son secours certaines paroles du Sauveur, notamment la promesse centiiplum accipiet in hoc saeculo^. Nous retrouvons la même doctrine chez Tertullien, qui invoque le témoignage d'Ezéchiel et de l'Apocalypse '^, chez Lactancc ^, chez Jules Hilarien^, chez Commodien^^, chez saint Am-

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