‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 242 sur 547 · Jacob · texte numérisé non relu

Jacob

192 THÉOLOGIE sckipturaire; l'eschatologie.

étaient dans une'erreur profonde ^ Il ne négligea pas du reste de résoudre les objections des adversaires. Il expliqua que le quasi per ignem de saint Paul s'appliquait, non à toutes sortes de péchés, mais uniquement aux fautes légères ^. Quant au texte : Si quis manducaverit ex hoc pane vivet in aeternum il r éclaira par cet autre : Qui manducat meam carnem et bibit meum sanguinem in me manet et ego in illo « Cette parole, dit-il, nous apprend ce que c'est que manger la chair du Christ et boire son sang, non pas seulement in sacramento, mais en réalité. Cest demeurer dans le Christ, de manière à avoir aussi le Christ en soi. (Test comme si JNotre-Seigneur avait dit : Que ceux-là qui ne demeurent pas en moi, ne croient pas manger ma chair ou boire mon sang... ^ »

Malgré les efforts de saint Augustin, la doctrine des miséricordieux ne fut pas extirpée. Vers 430, l'auteur du De malis doctoribus constatait qu'elle avait de nombreux partisans^. Un demi-siècle plus tard, saint Césaire d'Arles signalait le même état de choses^. Mais ils opposèrent les textes que nous venons de rencontrer sous la plume de l'évêque d'Hippone. Le pape saint Grégoire esquissa, lui aussi, la même démonstration ^. La théologie scripturaire des conditions du salut était fixée pour toujours.

///. Date de l'entrée au ciel et dans Venfer.

A quelle époque le ciel doit-il s'ouvrir pour les âmes justes? A quelle date les méchants doivent-ils être précipités dans l'enfer? Quand et comment les âmes imparfaites doivent-elles se purifier, pour être en état de jouir du bonheur céleste?

1. Voir : De fide et operibus, 21 à 25; De civitate, 21. 25 et suiv.

Page 1