‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 246 sur 547 · Matth · texte numérisé non relu

Matth

sente '. 11 est facile de reconnaître, sous ces traits, notre doctrine du purgatoire, combinée, il est vrai, avec les idées millénaristes. Nous retrouvons la même doctrine chez Origène, mais assez profondément modifiée et établie sur d'autres bases. Le grand docteur alexandrin enseigna, en eiïet, que, après la résurrection, tous les hommes, sans en excepter les saints, auraient à traverser, pour arriver au paradis, un feu purificateur, qui effacerait leurs souillures, en leur infligeant des soufTrances plus ou moins grandes, et dont il s'imaginait voir l'attestation dans le célèbre texte de saint Paul : « Le feu éprouvera l'œuvre de chacun... il sera sauvé mais non sans avoir passé par le feu ^ ». Saint Hilaire ^ ainsi que saint Ambroise ^' empruntèrent à Origène sa conception du feu purificateur faisant suite à la résurrection. Et saint Augustin, quand il était millénariste, aimait à rappeler aux fidèles, en s'autorisant du texte quasi per ignem, ce feu de la fin du monde « plus redoutable que tout ce que l'on peut souffrir en cette vie ■' ».

1. De resurr. 42, M. 2. 854 : (chacun désire éviter la mort) « ne inleros experiatur usque novissimum qiiadrantcm cxacturos »; De anima, 58, M.

2. 752 : « In summa quum carcerem illum qiiem Evangelium demonstrat, inferos intelligamus et novissimum quadrantem modicum quodque delictum mora resurreclionis iilic luendum interpretemur, nemo dubitabit animam aliquid pensare pênes inferos salva resurrectionis plenitudine »; Voir : Ibid. 35, p. 710 et 711. — Noter que, dans le système millénariste, répoque de la première résurrection ne devait pas être la même pour tous. Les âmes devaient reprendre leur corps pour faire leur entrée dans le royaume millénaire, au fur et à mesure qu'elles auraient expié leurs moindres imperfections. Voir : Adv. Marc. 3. 24, M. 2. 356 : » Ilaec ratio reg-ni terrestris post cujus mille annos intra quam aetatem concluditur sanctorum resurrectio Yjro merilis rnaturius vel tardius resurgentium, tune... transferemur in coeleste regnum. »

2. In Exod., hom. G. 4, M. 12.333; In ps. 36, hom. 3. 1, 31. 12. 1337; In Luc. 14, M. 13. 1831; Contra Cels., 5. 15.

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