‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 247 sur 547 · Inps. 118, litt. 3. 12, M · texte numérisé non relu

Inps. 118, litt. 3. 12, M

4. Inps. 36. 26, M. 14. 981. — In ps. 118, serm. 3. 15, M. 15. 1227.

5. Inps. 6. 3, M. 36. 92 : « Arguuntur autem in die judicii omnes qui non habent fundamentum quod est Christus; emendantur autem, id est purgantur qui huic fundamento superaedificant lignum... detrimentum enim pationtur sed salvi erunt tanquam per ignem. » — In ps. 103. serm.

3. 5, M. 36. 13()2, 1363 : « Vespera enim illa finis est saeculi, et caminus, ille venions dies judicii... veniet caminus, incendet ligna, fenum, stipulam : ipse autem, inquit, salvuserit, sic tamen quasi per ignem. Hoc aget caminus : alios in sinistram separabit, alios in dextram quodaminodo cliquabit. » — In jjs. 29. 9. iM. 'SG. 222. « Ignis, (le feu de 1 Cor. 3. 11.)

196 THÉOLOGIE scripturaire; l eschatologie.

Plus tard, quand il eut renonce aux idées millénaristes, il préféra appliquer le « quasi per igncm » de l'apôtre aux épreuves de la vie présente, qui purifient le chrétien imparfait avant sa sortie de ce monde ^ . Mais il eut soin de faire observer que les âmes vertueuses, qui quittent la terre aA^ant d'être complètement pures, ont des « peines temporelles » à subir dans l'autre vie avant le jugement général ^. Il déclara même qu'il n'y avait rien d'impossible à ce que l'agent de ces peines fût « une sorte de feu purificateur ^ » . Toutefois il renonça à les décrire et se contenta de chercher la preuve de leur existence. Il remarqua, à ce point de vue, l'endroit de saint Matthieu où on lit que le péché contre le Saint-Esprit ne recevra de pardon ni dans ce monde ni dans l'autre. Les derniers mots de ce texte attirèrent son attention. Il comprit que l'auteur inspiré n'aurait pas employé un pareil tour de phrase,

tribulationes et tentationes. Isteignismultos martyres hic probavit, omne autemgenus humanum probat in fine. » — Inps. 37.3, M. 36. 397 : « Ita plane quamvis salvi per ignem, gravior tamen erit ille ignis quam quidquid potest homo pati in hac vita. » — Dans les lignes qui précèdent, saint Augustin s'adresse à Dieu en ces termes : « (Je vous prie) ut in hac vita purges me, et talem me reddas cur jam emendatorio igné non opus sit propter illos qui salvi erunt, sic tamen quasi per ignem. » — Le texte cité plus haut « gravior tamen erit ille ignis... » est souvent apporté pour prouver que saint Augustin cro.yait au feu du purgatoire. En réalité, le saint docteur n'a en vue dans ce passage que le feu qui, selon la théorie origéniste, doit suivre la résurrection et accompagner le jugement général. Sans doute il ne mentionne pas ici l'époque à laquelle le quasi per ignem de saint Paul doit entrer en scène ; mais il exprime nettement sa pensée sur ce point dans les Homélies sur les psaumes 6. 29. 103, qui ont été prononcées à la même époque que l'homélie sur le ps. 37 et sont inspirées par le même état d'esprit.

1. Defideet operibus, 27, M. 40, 216; surtout : Enchirid. 68, M. 40.264; De civit. 21. 26, 2. M. 41. 743 et 744. Dans ces textes Augustin entend par le quai>i per ignem de saint Paul, les malheurs qui privent le chrétien imparfait des biens terrestres auxquels il s'était attaché.

2. De civit. 21. 13, M. 41. 728 : « ... temporarias poenas alii in hac vita tantum, ahi post mortem, alii et nunc et tune, verumtamen ante judicium. >' \o\v encore De civit. 21. 24, 2, M. 41, 738.

3. De civit. 21. 26, 4, M. 41, 745. Parlant du temps intermédiaire entre la mort et la résurrection il dit : « Si hoc temporis intervallo spiritus defunctorum ejusmodi. ignem dicuntur perpeti... non redarguo quia forsitan verum est. » Enchirid. 69, M. 40. 265. Il vient de parler du : Quasi per ignem, il ajoute : « Taie aliquid etiam post hanc vitam fieri incredibile non est... nonnullos ûdcles per ignem quemdam purgatorium... tardius citiusque salvari. »

si certains péchés — par opposition à celui qui s'attaque au Saint-Esprit — n'avaient Tespoir d'être remis dans l'autre inonde. 11 trouva donc dans la formule : Non remiiletiir ei neqiie in hoc saeculo neqiie in futuro, la preuve scripturaire du purgatoire \ Le pape saint Grégoire fit entrer cette preuve dans ses Dialogues. Mais il lui associa le texte quasi per ignem, en faisant observer néanmoins que les paroles de Tapôtre pouvaient être entendues des épreuves de la vie présente -. Il fut ainsi autorisé à spécifier la nature des peines que les âmes ont à endurer dans le purgatoire, et il parla couramment àQ.Yignis puj-gatorius "^ .

1. De civil. 21. 24, 2, M. 44. 738 : « Xcque enimde quibusdam veraciter diceretur quod non eis remittatur neque in hoc saeculo neque in futuro nisi essent quibus etsi non isto, tamen remittetur in futuro. » Voir encore : Ibid. 21. 13, p. 728.

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