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210 THÉOLOGIE patristique; la divinité du christ.
acceptent la comparaison de la source et du fleuve! » Et, appuyé sur Y Apologie^ il réitéra son interprétation des passages les plus scabreux de la Lettre à Ammonius et Euphranor; il affirma, avec une nouvelle assurance, que les comparaisons de la vigne et du vigneron, de la barque et du constructeur, devaient être appliquées à l'humanité du Sauveur ^
Le traité De sententia Dionysii fut, on vient de le voir, un travail d'investigation patristique ^. Il n'eut pas de pendant. Les docteurs qui, à la suite de saint Atlianase, luttèrent contre l'arianisme, firent exclusivement usage des armes que leur fournissait l'Écriture ou la raison : aucun d'eux n'éprouva le besoin de consulter les Pères des premiers siècles .
§ II. — l'incarnation.
L La controçferse nestorienne.
Dès l'origine de la controverse nestorienne, saint Cyrille invoqua l'autorité de saint Athanase. Sa Lettre aux moines d'Egypte contient, en effet, deux citations tirées du troisième Discours contre les ariens^ et dans lesquelles la Sainte Vierge est appelée Mère de Dieu ^. Il compléta de bonne heure ses informations. Dans la Lettre à Acace de Bérée^ il put dire, en parlant de l'expression ôeotoxoç, contre laquelle Nestorius s'était élevé : « L'évêque Athanase, d'éternelle mémoire, a employé plusieurs fois cette formule. Je la retrouve également sous la plume de nos bienheureux Pères : Théophile, Basile, Grégoire, Atticus, auxquels je pourrais ajouter beaucoup d'autres saints évêques. Certainement il n'est pas un seul orthodoxe qui ait hésité à appeler Marie Mère de Dieu ^* ». Toutefois la Lettre à