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En réalité la quatrième, e

218 THEOLOGIE patristique; l incarnation.

faite. « Vous m'objecterez, peut-être, dit-il, que cette phrase est une citation empruntée à Jean d'Antioche (un ami des nestoriens), j'en conviens, mais vous ne pouvez nier que Cyrille lui donne son approbation. » Mais ses adversaires avaient, eux aussi, leurs textes, notamment la Deuxième lettre à Succensus ^ . Ils lurent cette pièce où était proclamée « Tunique nature incarnée du Verbe. » Et alors, se tournant vers les catholiques, ils leur dirent : « Vous voyez bien que partout le bienheureux Cyrille refuse d'admettre deux natures après l'union. » Hypatius répondit, d'abord, que cette lettre était l'œuvre d'un faussaire ; et néanmoins, comme s'il doutait de la valeur de ce moyen de défense, il en fit l'exégèse. Il remarqua que la théorie du mélange et de la confusion des natures y était expressément rejetée. Il conclut que le document apporté par ses adversaires, loin de les favoriser, leur était plutôt contraire. Puis, pour prouver qu'il était bien le représentant et l'héritier de la Tradition, il cita des textes de saint Grégoire de Nazianze et de saint Ambroise, où la distinction des natures dans le Christ était en effet enseignée.

Dix ans après la Conférence de 533, l'empereur Justinien écrivit le Tractatus contra monophysitas ^. Mais l'impérial théologien se borna à peu près à interpréter, dans le sens de la doctrine de Chalcédoine, les Lettres à Succensus, et à rejeter l'authenticité des prétendus écrits de saint Athanase et de saint Jules. La controverse monophysite quitta ensuite le terrain dogmatique et se confina dans les Trois-Chapitres. Depuis Léonce de Byzance, elle n'apporta aucun élément nouveau de quelque importance à la théologie patristique.

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