‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 271 sur 547 · LA CONTROVERSE MONOPHYSITE ; LA CONFERENCE DE · texte numérisé non relu

LA CONTROVERSE MONOPHYSITE ; LA CONFERENCE DE

que vous attribuez à Denys l'aréopagite, dit-il, étaient de lui, le bienheureux Cyrille n'aurait pu les ignorer. Que dis-je? Le bienheureux Athanase n'auraij; pas manqué de les apporter au concile de Nicée et de les présenter aux ariens. Dès lors qu'aucun ancien ne les a connus, je ne vois pas comment vous pouvez établir leur authenticité. » Naturellement il opposa la même fm de non-recevoir aux prétendus témoignages de saint Grégoire le thaumaturge, de saint Athanase et de saint Jules. Quand ils se virent ainsi privés de leurs principales ressources, les sévériens n'en furent que plus ardents à réclamer saint Cyrille pour leur patron, et une longue lutte s'engagea autour du nom de l'illustre évêque d'Alexandrie. Les sévériens se plaignirent que le concile de Chalcédoine n'eût pas approuvé la Troisième lettre à Nestorius ^ (celle où se trouvent les anathèmes), comme il avait approuvé la Deuxième lettre et la Lettre aux Orientaux. On leur répondit que tous les écrits de saint Cyrille avaient été, à Chalcédoine, l'objet d'une approbation implicite, et que si la Troisième lettre à JVestorius n'y avait pas été spécialement mentionnée, c'était pour ne pas fournir des armes aux nestoriens, que telle expression de cette lettre semblait favoriser. Les monophysites se récrièrent en entendant cette explication qui, de fait, laissait à désirer. Puis, passant à un autre ordre d'idées, ils se firent forts de trouver dans les lettres de l'évêque d'Alexandrie la condamnation de la doctrine des deux natures. Hypathius répliqua : « Nous prenons pour règle de foi celles des lettres de Cyrille qui sont synodiques, c'est-à-dire la Seconde lettre à Nestorius et la Lettre aux Orientaux. Nous acceptons aussi les écrits qui s'accordent avec ces lettres. Quant à ceux qui en diffèrent nous ne nous en occupons pas. » Puis il cita des extraits des deux Lettres synodiques. La Lettre à Nestorius se bornait, il est vrai, à dire que l'union n'avait pas supprimé la diversité des natures, mais la Lettre aux Orientaux contenait une expression obscure d'où pouvait être tirée, par voie de conséquence, la doctrine proclamée à Chalcédoine. Hypathius, en rapportant ce passage, alla au devant d'une diiïiculté qui aurait pu lui être

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