‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 314 sur 547 · Summa Sentent., 1. 6, M. 17G · texte numérisé non relu

Summa Sentent., 1. 6, M. 17G

8. On trouve çà et là dans Vlnlroductio certains textes du Nouveau Testament, mais ils sont ordinairement encadrés dans des citations patristiques. Le texte : In nomine Patris... est apporté (1. 9, p. 990) dans un but particulier pour légitimer une spéculation sur la Trinité, mais non pour prouver l'existence de trois personnes divines. La Theologia Chrisliana (1. 5, p. 1138) emprunte au Nouveau Testament trois ou quatre

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à contribution les évangiles et les autres écrits apostoliques. Les textes de saint Jean : Ego et Pater uniim sumus; In principio erat Verbum et Verbum erat apud Deum et Deus erat Verbum; ceux de saint Paul : Misit Deus Spiritum Filii sui; Si Spiritus ejus qui suscitaçit Jesum habitat in nobis; surtout la parole de Notre-Seigneur rapportée par saint Matthieu : Baptizantes eos in nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti, et la formule : Très sunt...^ lui servirent à démontrer, simultanément ou isolément, la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit K II se préoccupa également de fournir la preuve scripturaire du Filioque. Au texte : Qui a Pâtre procedit, allégué par les Grecs, il opposa les formules : Quem ego mittam çobis a Pâtre; Quem mittet Pater in nomine meo; Qui Spiritum Christi non habet hic non est ejus. Et il conclut que le Saint- Esprit procède du Fils aussi bien que du Père ^.

Telle était, au milieu du douzième siècle, la démonstration biblique des trois personnes divines. Elle fut généralement simplifiée par les docteurs des deux siècles suivants. Saint Thomas, dans là Somme théologique ^, et Durand ^ n'apportèrent d'autre attestation scripturaire du Filioque que le texte : De meo accipiet. Duns Scot n'en donna aucune. Quant à l'existence de la Trinité, Durand se borna à la présenter comme « révélée par la sainte Ecriture ^ », sans donner aucune référence. Saint Bonaventure fut encore plus laconique sur ce point. Duns Scot ne mit en avant que les deux textes : Baptizantes eos... et Très sunt^... Et la Somme théologique, qui cite en passant les paroles : Très sunt; Ego ex Deo processi; Ego hodie genui te'^ , ne trouve, pour réfuter Arius, que les

textes pour prouver la divinité du Saint-Esprit, notamment l'avant-dernier verset de saint Matthieu.

1. Sent., 1. dist. 2. 8, M. 192. 528. Les n. 6 et 7 donnent les textes de l'An cien Testament.

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