Contra errores Graecorum
4. Harduin, Acta conciliorum, 10, 959. Un peu plus loin (p. 961), 7'orquemada apporte le texte : Pasce et conclut que le Pontife romain, héritier de saint Pierre, a le droit de commander à tous les fidèles. — Voir aussi : ibid., p. 961.
cepter aux Grecs ses prérogatives, elle avait à se défendre contre des ennemis subtils qui travaillaient, non sans doute à la terrasser, mais à la découronner. Occam, d'Ailly, Gerson venaient de publier leurs écrits, dans lesquels ils enchaînaient plus ou moins la puissance pontificale et la mettaient notamment au-dessous des conciles. Et ils allaient être suivis bientôt par Jacques Almain et par Jean Major, tandis que le dominicain Cajetan allait détendre les droits du Saint-Siège. L'Écriture neut, connue on le pense, qu'une place secondaire dans les recherches des docteurs gallicans. Cependant ils aimaient à invoquer les textes : Die Ecclesiae ; Si non audierit Ecclesianiy sittibi sicut ethnicus et publicanns ; Ipse dédit quosdain quidem apostolos in... aedificationeni corporis Christi. Gerson prouva par ce dernier endroit que la hiérarchie a pour but unique le bien de lÉglise, qui peut par conséquent prendre à l'égard du pape toutes les mesures que lui dicte son intérêt^. Quant à la parole du Sauveur : Die Ecclesiae... elle leur servit k prouver que le tribunal de l'Eglise est supérieur à celui du pape^. De son côté, Cajetan chercha un de ses plus solides appuis dans les textes : Pasce o^es meas; Fiet unum 0{>ile et anus pastor^. Mais Almain lui répondit que le Sauveur avait dit, non pas : oves tuas, mais : oves/^zeas; que l'Eglise était, non le troupeau de Pierre, mais le troupeau du Christ; et donc que tous les membres de ce troupeau, y compris le pape, sont soumis au troupeau pris dans son ensemble**. On est encore dans la période de tâtonnement. Les recherches scripturaires relatives à la constitution de l'Eglise viendront plus tard.