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LE BAPTÊME

Dans les premières années du neuvième siècle (811), Charlemagne consulta les évêques francs au sujet des rites du baptême ^. A la requête du grand empereur, Amalaire^. Théodulplie ^, Leidrade ^^ Magnus ^ prirent la plume et décrivirent, en les motivant, les cérémonies de l'initiation chrétienne. Hâtonsnous de dire que leurs traités, fort importants pour l'histoire de la liturgie, n'apportent qu'une médiocre contribution à la théologie scripturaire. On y apprend seulement que la nécessité du baptême est attestée par la parole du Sauveur : ISisi quis renatus fuerit ex aqua... et que baptiser, sans invoquer les trois personnes divines, ce serait accomplir un rite de nulle valeur, parce que ce serait transgresser le précepte divin : Baptizantes eos in îiomine Patrls et Fîlii et Spii^itus Sancti.

Vers la même époque, le pape Nicolas fut amené, par une consultation des Bulgares, à aborder la question de la forme du baptême ^. Mais comme il se plaça exclusivement sur le terrain de la Tradition, il ne doit pas nous arrêter ici. Trois siècles plus tard, saint Bernard fut invité à donner son avis sur le baptême de désir et sur la valeur de la formule : Je te baptise au nom de Dieu et de la vraie croix. Il résolut le premier problème à l'aide de références patristiques que nous verrons

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