AU CONCILE DE FLORENCE
On sait que le concile de Florence réalisa, au moins pour un instant, les espérances que Ton fondait sur lui. On put croire, pendant quelque temps, que la paix était faite et que TEglise grecque était enfin revenue à Tl^^glise latine. Seul, l'archevêque d'Ephèse refusa obstinément d'entrer dans la voie des concessions. Pendant que ses collègues souscrivaient le Filioque. Marc rédigeait une protestation. Bientôt parurent une Profession de f'oi^ et une Lettre à tous les orthodoxes - oîi, aux spéculations métaphysiques, s'associaient divers textes que nous connaissons pour rejeter le Filioque. Immédiatement Grégoire le Protosyncelle •* et l'évéque de Méthone, Joseph'*, prirent la plume pour réfuter l'irréductible polémiste. Mais tout avait été dit. Le Protosyncelle et l'évéque de Méthone se bornèrent à transcrire les listes de textes patristiques que l'on se transmettait depuis Hugues Ethérien ou, tout au moins, depuis Beccus, et à reproduire le plaidoyer de Calecas en faveur de saint Jean Damascène. Dans leurs réponses, la part de l'inédit se borna à peu près à des épisodes plus ou moins curieux. Par exemple, l'évéque de Méthone raconta l'aventure de cet archiviste qui, chargé d'eiïacer d'un manuscrit de saint Basile le célèbre passage auquel le théologien Jean aimait à faire appel, effaça par mégarde le passage d'à côté ^.