‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 424 sur 547 · Ibid., Hard., p · texte numérisé non relu

Ibid., Hard., p

6. Theologia christiana, 3, M. 178. 1230 et suiv. Voir aussi : Introduciio, 1. 6. 8 et suiv., p. 987 et suiv.

382 THÉOLOGIE PATRISTIQUE; la TRINITÉ.

retrouvons dans les traités de Hugues de Saint- Victor^ et de Pierre Lombard ^. Puis on les négligea. A partir du treizième siècle, le symbole de saint Athanase fut à peu près la seule autorité patristique invoquée en faveur du mystère de la Trinité : « Athanase a dit dans le symbole : autre est la personne du Père, autre celle du Fils... On lit dans le symbole d' Athanase que, dans la Trinité, il n'y a point de prius ni àe posterius ». C'est ainsi que Durand établit la distinction et l'égalité des personnes divines ^. Et les formules de ce genre se présentent à nous assez fréquemment^. On fît aussi quelquefois appel au De Fide ad Petrum ^, qu'on attribuait à saint Augustin. Les autres références qu'une lecture attentive rencontre sont rares et sans portée.

La longue enquête patristique à laquelle avait donné lieu, depuis le neuvième siècle, la question du Filioque fut utilisée par Abélard. On trouve dans V Introductio et dans la Theologia christiana une liste de textes favorables à la procession ah utroque ^. Cette liste, empruntée aux travaux des théologiens de l'époque carolingienne, reparaît dans VEpitome'^ ^ dans la Siimma senientiarum de Hugues ^ et dans les Sentences de Pierre Lombard ^. Puis il ne reste plus d'elle que le texte XivéàMSjmbolQQuicumque. Lesgrands scolastiques prouvèrent, par l'autorité de saint Athanase, que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, et ce fut tout ^^. Ou, s'ils consentirent à descendre sur le terrain de l'érudition, ce fut simplement pour répondre à quelques objections des Grecs. Saint Thomas, par exemple, expliqua que le Filioque ne figurait pas dans les symboles des cinq premiers siècles parce que ce point n'était alors attaqué par personne. Il ajouta que la procession ab

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