‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 436 sur 547 · e conceplu virginali^ 18. M · texte numérisé non relu

e conceplu virginali^ 18. M

5. Albert le Grand, in Sent. 3. dist. 3. art. 3 ad 2, s'objecte à lui-même le texte de saint Anselme, preuve que les partisans de Timniaculée conception s'en faisaient une arme. — Voir aussi saint Bonaventure àr l'endroit indiqué dans la note suivante.

396 THEOLOGIE PATRISTIQUE ; LA MARIALOGIE.

plus grande que ron puisse concevoir, il sous-entend : raison^ iiahlemeni. Or il serait déraisonnable de vouloir exempter du péché originel une créature qui doit sa conception à la concupiscence... Enfin Anselme ne considère Marie qu'au moment où elle est mère de Dieu, c'est-à-dire au moment de l'incarnation. Or il ne fait de doute pour personne qu'à cette époque, Marie ne fût très pure... Quant à Augustin, il n'a en vue que le péché actuel. C'est ce péché et non le péché originel qu'il tient à écarter de la sainte Vierge. C'est ce dont conviendra quiconque lira le contexte'. » Tel fut le plaidoyer du docteur séraphique. Avant lui Albert le Grand ^ et saint Thomas ^ avaient tenu à peu près le même langage, qui fut celui de tous les scolastiques jusqu'à Duns Scot. En somme, partisans et adversaires de l'immaculée conception revendiquèrent l'appui de saint Augustin* et de saint Anselme, et les siècles devaient s'écouler sans que cet état de choses se modifiât.

De part et d'autre on chercha ailleurs des appuis. Ce furent les adversaires qui prirent l'initiative. A peine mort, l'illustre abbé de Clairvaux fut une autorité devant laquelle chacun s'inclinait. Pierre de Celles reprocha à Nicolas de Saint- Alban, ardent apôtre de l'immaculée conception, de manquer de respect à saint Bernard ^. Albert le Grand fit appel, lui aussi, à l'auteur de la Lettre aux chanoines de Lyon, et il déclara que l'immaculée conception était « une hérésie condamnée par le bienheureux Bernard ainsi que par tous les docteurs de Paris ^ ». Saint Bonaventure, sans oublier d'invoquer saint Bernard, apporta en outre un texte de saint Augustin, où l'exemption du péché originel semblait être présentée comme

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