‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 435 sur 547 · Ibid.. n · texte numérisé non relu

Ibid.. n

L IMMACULEE COXCEPTIOX. ÔUo

cause de riioiinour du Christ, je ne veux pas qu'il soit question de la sainte Vierge -Marie quand on parle du péché. VA en elTet. puisqu'elle a mérité de concevoir et d'enfanter Celui qui est sans péché, elle a dû nécessairement recevoir un supplément de grAce pour vaincre totalement le péché * . » Ce texte parut contenir l'expression suilisamment claire de la croyance à l'immaculée conception. Le douzième siècle n'(''tait pas encore achevé que, déjà, Nicolas de Saint- Alban ^ et Oger^ le citèrent dans ce sens. A saint Augustin on associa saint Anselme. L'archevêque de Cantorbéry avait écrit dans le De conceptu virginali'' : « Il convenait que la Vierge à qui Dieu le Père avait décidé de donner son Fils unique... eût la pureté la plus grande que l'on puisse concevoir après celle de Dieu. » Dès le commencement du treizième siècle, ce texte fut utilisé par les défenseurs de l'immaculée conception ^ qui se trouvèrent ainsi patronnés par le premier des Pères de l'Eglise latine et par le premier de tous les docteurs du moyen âge.

Leurs adversaires répondirent que ce double patronage était usurpé, et que ni l'évéque d'Hippone ni l'archevêque de Cantorbéry n'avaient songé à soustraire la sainte Vierge à la loi du péché originel. « Le texte d'Anselme, dit saint Bonaventure, appelle trois observations. D'abord on y lit que la pureté de la sainte Vierge a dû être la plus grande après celle de Dieu; ce qui laisse entendre qu'elle a été inférieure à la pureté du Christ. Dès lors elle a dû avoir quelque tache, soit originelle, soit actuelle. Or on démontre que Marie n'a été souillée d'aucune tache actuelle. Elle a donc eu la souillure originelle. De plus, quand Anselme attribue à la sainte Vierge la pureté la

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