‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 44 sur 547 · Ihid. 62, p · texte numérisé non relu

Ihid. 62, p

7. Ibid. 56, p. 601. On y voit, ap])liqués k Notre-Seignour, les textes : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : siège à ma droite. — Ton trône, ô Dieu, est éternel... ». Voir encore : Ibid.^ 33-34, p. 545-548.

8. Deux mots .snulementsur son argumentation. Au n» 62 il conclut des pluriels : « Faisons l'homme; comme l'un de nous », à l'existence d'un interlocuteur rl(,'I)ieu. Puis il alfirmeque cet interlocuteur n'a pu être l'armée des anges. — Ailleurs (n. 56, 126, 127, p. 506, 769, 773) il part de ce principe

20 THÉOLOGIE SCRIPTURAIRE; la DIVINITE DU CHRIST

La controverse païenne fournit une seconde occasion de donner à la divinité ou, si Ton veut, à la filiation divine de Jésus, une base scripturaire. Le terme « Logos » n'était pas inconnu dans les écoles de philosophie. Uniquement attentif à la consonance, Tertullien aimait à rappeler que Zenon avait fait une place au « Logos » dans ses théories cosmologiques ^ Et, avant lui, saint Justin avait cru devoir établir un rapprochement entre le Verbe des chrétiens et Mercure le porte-parole de Jupiter ^. A partir du troisième siècle, l'apparition de l'école néo-platonicienne donna encore aux hypostases divines une nouvelle faveur. Dès lors n'était-on pas assuré de se concilier la sympathie des esprits cultivés en leur montrant que les prophètes hébreux avaient parlé des personnes divines longtemps avant les philosophes? Les apologistes le comprirent. Dès le deuxième siècle, Athénagore^ et Théophile-^ prouvèrent aux païens, par les Proverbes et par les Psaumes, l'existence d'une seconde personne divine. Plus tard, Lactance, dans ses Institutions di^ines'^, et Eusèbe, dans sa Préparation èvangèlique^, suivirent la même voie... La preuve scripturaire du Logos servit à convaincre les païens aussi bien que les Juifs, avec cette différence que, dans un cas, elle était ordinairement destinée à rehausser l'autorité de la Bible, tandis que dans l'autre elle prenait dans la Bible elle-même son point d'appui.

Pour la troisième fois la controverse adoptianiste obligea

que le Dieu suprême ne peut quitter le ciel, et il conclut que les théophanies de l'Ancien Testament ont été réalisées par une personne, distincte de ce Dieu suprême, mais pourtant participant à la divinité puisque l'Écriture l'appelle Dieu.

1. Apologeticus, 21, M. 1. 398 : « Apudvestros quoque sapientes Logon, id est sermonem atque rationem constat artificem videri universitatis. Hune enim Zeno déterminât factitorem... »

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