‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 441 sur 547 · In Sent. 3, dist · texte numérisé non relu

In Sent. 3, dist

3. Voir : de Alva, Bibliotheca virginaliSy I. IGl. Ce même auteur a publié iibid.) une homélie Super missus est qu'il attribue à Alexandre. Cette homélie qui enseigne l'immaculée conception est apocryphe.

i. Voii- : Opéra S. Bonavenlurae, 3. 389 (édit. rom.). Dans une note à la marge, Kocca reconnaît que ce sermon est apocryphe. Wadding {Annal. Minor. ad annum 12G3) prétend aussi que saint Bonaventure fit, en 1263, adopter la fôte de la conception par l'ordre de saint François. Prosper DE Martig.né (La scolastlque et les traditions franciscaines, p. 372) avoue (\ue ce décHît, dont il ne conteste pas l'authenticité, n'a pas de portée, attendu que la fôte n'impliquait pas la croyance à l'immaculée conception

400 THÉOLOGIE patristique; la marialogie.

faveur de la nouvelle doctrine ^ Ils interpolèrent \q De coîiceptii nrginis de Paschase Radbert-. Ils interpolèrent surtout les œuvres de saint Thomas. Grâce à des retouches habiles, le docteur angélique fut censé avoir soustrait la sainte Vierge à la loi du péché originel dans le Traité de VAve Maria ^, dans le Commentaire sur Vépître aux Romains ^^ et dans le Commentaire sur Vépitre aux Galates ^. Ils prétendirent que la Lettre aux chanoines de Lyon était l'œuvre d'un faussaire et que jamais saint Bernard n'avait été opposé au privilège de Marie'', etc., etc. Ce travail de réhabilitation devait se poursuivre, plus tardj sous une autre forme et en suivant une autre voie. Jusqu'à la fin du moyen âge, ce fut une pratique commune d'interpoler les textes, de fabriquer des pièces apocryphes, ou de repousser comme apocryphes les documents gênants^. Hâtons-nous de dire que toute cette contrefaçon, dont nous venons d'énumérer les principaux échantillons, se borna à affermir dans leur conviction ceux qui déjà étaient gagnés à la pieuse croyance, mais qu'elle n'ébranla aucun adversaire, et que, en somme, elle ne donna aucun résultat sérieux.

1. Tractatus de conceptione beatae Mariae, M. 159. 301. Voir, en tête des œuvres de saint Anselme, M. 158. 40, la note de Gerberon sur ce traité.

2. Voir : Departu virgmis, M. 120. 1371, et la note de Martène.

3. D'après quatre manuscrits, saint Thomas aurait dit dans cet opuscule : « Ipsa Virgo nec originale nec mortale nec veniale peccatum incurrit. » Mais le contexte s'oppose absolument à cette leçon. Du reste les éditions imprimées ne contiennent pas les mots soulignés. Néanmoins, Malou, L'immaculée conception de la bienheureuse Vierge Marie, 2. 171, adopte la leçon des quatre manuscrits.

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