‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 462 sur 547 · In Sent · texte numérisé non relu

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l'aXGÉLOLOGIE au moyen AGE. 417

l'Aréopagile que saint Thomas fît appel, quand il voulut écarter des anges toule trace de corporéité ^

Ce fut également au témoignage de la Hiérarchie céleste que les docteurs scolastiques recoururent, pour éclairer la question des ordres angéliques. « L'Autorité, dit Hugues, nous enseigne que Dieu créa, dans le principe, neuf ordres d'anges-. » « Cette autorité », comme on le pense, n'est autre que l'Aréopagite. Pierre Lombard prouva par Denys , non seulement l'existence des neuf ordres, mais encore la doctrine des trois hiérarchies ^. Quant à saint Thomas, son étude De ordinatione angelorum n'est qu'un commentaire des données fournies par le livre de la Hiérarchie céleste'*.

Dès le douzième siècle, on sut que saint Jérôme avait placé la création des anges avant celle du monde sensible. Tout en proclamant son erreur, on l'excusa en faisant observer, tantôt qu'il s'était laissé séduire par les spéculations d'Origène, tantôt qu'il avait exposé la doctrine de l'antériorité, simplement comme rapporteur et sans la prendre à son compte, ou, du moins, sans la donner comme certaine^. Saint Thomas reconnut que « tous « les Pères grecs étaient, sur la question de la date des anges, d'accord avec saint Jérôme. Il conclut de ce fait que, si la théorie de la simultanéité était plus probable, l'opinion opposée ne méritait cependant aucune note désobligeante ^. Mais, à l'époque où le docteur angélique écrivait sa Somme, le quatrième concile de Latran venait de définir que Dieu avait créé les anges et le monde : simul ah initio temporis ". Cette formule n'élevait-elle pas à la hauteur d'un dogme la doctrine de la simultanéité? Quelques théologiens, notam-

1. Summa,l. 50, 2 : « Sed contra est quod Dionysius dicit quod primae creaturae, siciit incorporales, ita et immateriales intelligimtur. »

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