In Sent. 4, d. 4, qu. 1, art
424 THEOLOGIE PATRISTIQUE ; LE BAPTEME.
soldat; et par un passage de TAréopagite où il était question dun (( signe » au moyen duquel Dieu se donne à celui qui reçoit le baptême ^ . Toutefois Duns Scot et Durand n'attachèrent aucune valeur à ces prétendues attestations. Duns Scot surtout fit un procès en règle à la démonstration patristique du caractère présentée par le docteur angélique^. Il prouva que le passage de saint Jean Damascène avait été mal lu par saint Thomas, et que le « signe » mentionné dans le texte de l'Aréopagite visait un rite antérieur à l'immersion ^. 11 montra également que saint Augustin n'avait attaché aucune portée métaphysique au mot « caractère » *. « Du reste, ajouta-t-il , qu'on lise la quatrième distinction du De consecratione, on y verra rassemblés les textes des Pères relatifs au baptême : comment se fait-il donc qu'aucun d'eux ne mentionne le caractère? Comment se fait-il surtout que le Maître àe?, Sentences n'en parle pas, lui qui a recueilli toutes les pensées des saints docteurs^? » Après un pareil réquisitoire, il semblait que rien
1. Summa, 3. 63, art. 1 et 2. Le saint docteur prouve d'abord l'existence du caractère par l'Écriture. (Voir plus haut, p. 300). Il fait ensuite appel à des considérations rationnelles qu'il confirme par un texte de saint Augustin où on lit : « Si militiae characterem in corpore suc non militans pavidus exhorruerit... numquid, homine liberato atque correcto, character ille repetitur, ac non potius agnitus approbatur? An forte minus haerent sacramenta christiana quam corporalis haec nota? » — Plus loin, il prouve que le caractère baptismal est un « pouvoir » par le texte suivant de i'Aréopagite : « Deus in quodam signo tradit sui partiel pationem accedenti ad baptismum, perficiens eum divinum et communicatorem divinorum. »