‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 48 sur 547 · Haer. 71. 2 et suiv., M · texte numérisé non relu

Haer. 71. 2 et suiv., M

24 THÉOLOGIE scripturaire; la divinité du christ

doctrinaires prétendaient suivre fidèlement les enseignements de l'Écriture. Ils alléguaient en leur faveur les paroles suivantes du Sauveur rapportées par saint Jean : « Mon Père et moi nous ne sommes qu'un ^ ; Celui qui me voit voit aussi mon Père ^ » . Ils alléo-uaient également l'endroit de l'épître aux Romains où saint Paul dit que le Christ est « Dieu au-dessus de tout=^ ». Enfin ils faisaient valoir divers textes de l'Exode •', d'Isaïe ^ et de Baruch^ qui proclament hautement l'unité de Dieu \

Le même docteur que nous venons de rencontrer dans la controverse adoptianiste, s'éleva également contre les modalistes. Hippolyte prit la plume et, dans un style nerveux, il réfuta Noët^. Il prouva d'abord que les professions de foi monothéistes de l'Ancien Testament, loin d'exclure la distinction du Père et du Fils, la laissaient entrevoir ^ Il établit ensuite que l'endroit de VÉpître aux Romains où le Christ est appelé « Dieu au-dessus de tout » devait être interprété par l'endroit de la première épître aux Corinthiens où la suprématie du Fils, tout en étant hautement proclamée, est néanmoins subordonnée à la suprématie du Père^^. Les textes de saint Jean ne l'embarrassèrent pas davantage. Il fit observer que si le Christ avait voulu s'identifier avec le Père, il aurait dit : « MonPère et moi je suis un », et que l'expression : « Mon Père et moi nous sommes un » distinguait les personnes au lieu de les confondre ^^ Il ajouta que la distinction des personnes ressortait encore plus clairement de la suite du texte où le Sauveur, assimilant à l'u-

Page 1