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LE PROBLÈME DE LA CONSÉCRATION A FLORENCE

mascèiie, TAréopagite, Tailleur latin du De sacra mentis qu'il croyait être saint Ambroîse, et saint Augustin. On vient de voir ce qu'était le texte de saint Jean Chrysostome. Saint Jean Damascène déclarait qife le pain se change au corps du Christ, par l'opération du Saint-Esprit. L'Aréopagite faisait descendre de Dieu la vertu des sacrements. Quant à saint Augustin, il se bornait à dire que « le pain devient le corps du Christ quand il a reçu la bénédiction du Christ * ». ^lais Fauteur du De sacramentis déclarait nettement que la consécration s'opérait par les paroles du Sauveur^. Torquemada trouvait en lui un appui inébranlable.

Cependant l'empereur, que la dissertation de Torquemada n'avait pas convaincu, ne voulait pas que le Décret d'union résolût le problème des paroles de la consécration ^. Le savant dominicain se vit donc obligé de refaire son plaidoyer. Cette fois, il apporta de nouvelles preuves. Il cita d'abord un texte de Fauste — attribué à Eusèbe d'Émèse — dans lequel on lisait que « le prêtre invisible change les créatures visibles ». Puis vinrent deux sermons du onzième siècle, mis sur le compte de saint Augustin '. Jl fit également appel à l'autorité de saint Thomas. Mais il travailla surtout à résoudre les objections que son précédent discours avait soulevées. On lui reprochait d'avoir indûment réclamé lappui de saint Jean Damascène qui attribuait la consécration à « l'invocation du Saint-Esprit ». Il répondit que, par cette invocation, on devait manifestement entendre les paroles du Sauveur et non une prière quelconque. On lui opposait la teneur de la prière récitée par le prêtre après les paroles du Sauveur à la Cène : « Nous vous prions et vous supplions, envoyez votre Saint-Esprit sur nous et sur ces oblations, pour qu'il les sanctifie et qu'il fasse d'elles le saint des saints! Qu'il

fasse de ce pain le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ! »

Torquemada répondit que le pain mentionné ici était l'Église, et que la prière demandait à Dieu d'incorporer, par l'intermé-

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