I. La Confession
Alciiin ne fit entrer aucune référence patristique dans sa dissertation sur la nécessité de la confession auriculaire \ Le De çera et falsa poenitentia n'en contient également aucune. Hugues de Saint-Victor est le premier docteur qui ait demandé à la Tradition des renseignements au sujet de la confession. Il trouva dans la littérature ecclésiastique un texte du De paradiso de saint Ambroise, qui subordonnait le pardon du péché à la confession, et surtout le passage suivant de Bède : « Les péchés ne peuvent être remis sans la confession. Mais il nous suffît de confesser à nos égaux les petits péchés quotidiens... Quant aux souillures plus graves, nous devons les montrer aux prêtres - » . ^lais il y rencontra aussi cette assertion de saint Ambroise : « Je lis bien que Pierre a pleuré, mais je ne lis pas qu'il a parlé ; j'apprends qu'il a versé des larmes, et non qu'il a satisfait ^ ». Pour résoudre la difficulté soulevée par cette phrase, Hugues observa que la confession n'était peut-être pas encore instituée quand saint Pierre fît pénitence, et que, du reste, saint Ambroise avait simplement voulu écarter du prince des apôtres l'humiliation d'une confession publique ^.
\.Ep. 112, M. 100. 337.
2. De sacramenlis, 2. 14, 1,M. 176. 552. Il attribue le texte do saint Ambroise à saint Augustin. Voici ce texte : « Non potcst quisquam justificari a peccato nisi ante fuerit peccatum confessus ».
3. Summa Sent., 6, 10, M. 176. 147. Il est tiré de Jn Lucam, 10. 88 : « Non invenio quid dixerit, invcnio quod fleverit ».