‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 516 sur 547 · De ver a... poenitentia, 13, M · texte numérisé non relu

De ver a... poenitentia, 13, M

Li: RÔLE DE l'absolutiox. 4G1

cieux espoir de faire pénitence dans l'autre vie. Il proposa du reste une autre interprétation qu'on va voir à l'instant et qui, elle aussi, faisait disparaître toute difTiculté '. Dans les Sentencesy Tabbé de Saint-Victor examina divers textes du pape saint Grégoire, d'Isidore et de saint Ambroise qui semblaient n'autoriser qu'une seule pénitence. 11 répondit qu'on ne devait pas les prendre à la lettre -. Toutefois il crut devoir mettre à part le texte suivant de l'évêque de Milan : « Comme il n'y a qu'un seul baptême, il n'y a aussi qu'une seule pénitence )>. Hugues expliqua que, dans cet endroit, Ambroise avait eu en vue la pénitence solennelle, cérémonie qui, au douzième siècle, était encore en usage dans certaines églises à l'égard des grands criminels, et qui n'était jamais réitérée^. C'était précisément la seconde interprétation proposée pour donner un bon sens au texte du Pasfenr.

Gratien ', Pierre Lombard ^ et Roland ^ reprirent les objections qu'on vient de lire dans Hugues, et les résolurent comme l'avait fait l'abbé de Saint-Victor. Gratien et le Maître des Sentences firent de plus appel au De vera et falsa poenitentia, à la Lettre à Macédonius écrite par saint Augustin et au De reparatione de saint Jean Chrysostome '. Les deux derniers textes, on doit le reconnaître, étaient étrangers à la question. En revanche, l'auteur du De s>era et falsa poenitentia était un apôtre décidé de la réitération de la pénitence. Gratien et Pierre Lombard étaient donc autorisés à le compter comme l'un des

1. De sacramentis, 2. 14, 4, M. 176. 557-559. Après avoir cité VÉpîlre aux Hébreux, Hugues (p. 556-557) continue : « Et iterum scriptum alibi invenitur quia locus non est secundae poenitentiae, » Il répond fp. 559): « Quod autem dictum est quod non est locus secundae poenitentiae, ita quidam intelligerc volunt quia tota haec vita locus est poenitentiae homini peccatori... Prima ergo poenitentia in hac vita locum tenet; sccunda poenitentia post hanc vitam locum non tenet. » Hugues ne nomme pas la source de l'objection qu'il entreprend ici de résoudre. C'est par conjecture que je la place dans Ilermas.

•2. Summa Sent., (j. 12, IM. 176. 119.

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