‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 53 sur 547 · De Trinilate, 23 à 28, M. 3. 931 à · texte numérisé non relu

De Trinilate, 23 à 28, M. 3. 931 à

4, Saint Athanase nous en a conservé quelques fragments (voir dans Patr. lat. M. 5, 117 et suiv.) dont un seul (n° 12, p. 126) contient une réfutation scripturaire du modalisme. Denys y cite le préambule de saint Jean ainsi que le texte des Proverbes (8. 30) qui parle de la Sagesse. Il fait observer que celui qui produit le V^erbe et la Sagesse ne peut se confondre avec le Verbe et avec la Sagesse.

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souvent en scènes de violence et en persécutions. La littérature provoquée par la polémique arienne ne dépasse pas en abondance celle à laquelle donna lieu telle controverse des deux siècles précédents, et Ton a assez vite fait le tour des textes inspirés que cette littérature invoque. Non pas que la lutte ait été engagée sur un terrain étranger à l'Ecriture. Sans doute, dès Torigine les ariens s'efforcèrent de mettre la foi à la divinité absolue du Fils en opposition avec les principes de la raison, et crurent pouvoir la ruiner au moyen de déductions syllogistiques. Mais^pour la plupart d'entre eux, cette forme de la polémique n'était que secondaire. Elle le fut surtout pour les Pères, sauf pour saint Basile^ et saint Grégoire de Nysse'-. En somme, on peut affirmer que défenseurs et adversaires du concile de Nicée s'abritèrent surtout derrière l'Ecriture. Mais les textes allégués de part et d'autre furent les mêmes depuis le commencement de la lutte jusqu'à la fin; et, quand on les compte on s'aperçoit que leur nombre est restreint.

Les ariens appuyaient leur doctrine sur les autorités suivantes : 1) « Le Seigneur m'a créé pour être le commencement de ses voies ^ » ; 2) « Pour ce qui est de ce jour et de cette heure (de la fin du monde), ni les anges du ciel ni le Fils n'en sont informés; le Père seul les connaît '* » ; 3) « Le Père qui m'a envoyé est plus grand que moi ^ » ; 4) « La vie éternelle est de vous connaître, vous le seul vrai Dieu, et Jésus-Christ que vous avez envoyé ^ » ; 5) « Le Fils ne peut rien faire par lui-même ^ » ;

1. Saint Basile, Advej^sus Eimomium, M. 29, 497 et suiv., utilise de préférence le raisonnement. Cependant on trouve chez lui les textes chers à saint Athanase, notamment dans 1. 17 et 25, p. 552 et 568. Noter qu'on a exclusivement en vue ici les deux premiers livres du Adveisus Eiinom.Le troisième livre traite en efïet du Saint-Esprit; quant aux deux autres, ils sont probablement de Didyme et sûrement pas de saint Basile. Voir FuNK, Kirchengesch. Abhandlungen, 2. 310.

2. Saint Grégoire DE Nysse, Contra Eunomium, M. 45. 243 à 1122. Plus encore que son frère, Grégoire s'abandonne à la déduction. — Celle-ci n'est du reste pas complètement absente des écrits de saint Athanase. Voir par ex, : Orat. contra Arlanos, 1. M, M, 20. 41.

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