‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 54 sur 547 · Jean · texte numérisé non relu

Jean

28 THÉOLOGIE scripturaire; la controverse arienne.

6) « Pourquoi m'appelez-vous bon? Dieu seul est bon ^ » ;

7) divers passages des évangiles dans lesquels le Sauveur est présenté comme étant sujet aux lois de la croissance, du trouble, de la crainte, de la souffrance, ou dans l'acte de la prière -;

8) « Dieu l'a exalté et lui a donné un nom au-dessus de tout nom ^ »; 9) « Ton Dieu t'a oint d'une huile de joie ^' ». — Chacun de ces textes ^, sans parler ici de plusieurs autres moins importants ^, leur paraissait condamner la doctrine de la divinité absolue du Fils. Entre tous les témoignages du Nouveau Testament, ils aimaient surtout à rappeler la réponse du Sauveur avouant que le Père est seul à connaître le jour de la fin du monde, et ils demandaient ironiquement comment on peut être égal au Père sans avoir sa science"^. Mais leur argument suprême était le texte des Proverbes qu'ils citaient d'après la traduction des Septante^. Cet oracle sorti de la bouche de la Sagesse elle-même leur paraissait fournir la preuve décisive, indiscutable, de la création du Fils. Ils s'y retranchaient comme dans une forteresse inexpugnable ^.

L'entreprise d'Arius imposait à la doctrine catholique une double tâche. Il lui fallait, d'une part, opposer ses références scripturaires à celles dont faisait montre le contempteur de la divinité du Christ. D'autre part, elle devait enlever au blasphémateur l'appui qu'il prétendait trouver dans les sources de la révélation. On peut dire que le premier de ces travaux fut en grande partie achevé avant le concile de Nicée.

« Quand on entend saint Jean déclarer que : « Au commencement était le Verbe », comment ne pas condamner les hommes

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