X PREFACE
exactes. Le texte de TAmbrosiastre, qui est mentionné à la page 250, ne dit pas que les prêtres d'Alexandrie conféraient l'épiscopat, mais qu'ils donnaient la confirmation. Il paraît que le Formulaire d'Hormisdas cité à la page 171 serait authentique, même sous sa forme actuelle. C'est par un manuscrit du VII'' siècle que la lettre du pape Anastase II nous aurait été transmise. Et donc elle devrait être rangée, elle aussi, parmi les documents authentiques, quitte à être pour l'historien une énigme indéchiffrable.
V Histoire de la théologie positive a donc émis quelques assertions erronées : c'est là l'un de ses défauts. Elle a encore un autre défaut : tout n'y est pas. Ce qui explique ce fait, c'est d'abord que l'auteur ne savait pas tout et qu'il a eu des oublis. Il a manœuvré avec Migne, avec Harduin et avec de nombreuses monographies ; mais — on Ta déjà dit — il n'a pas eu de modèle pour le guider. Certains textes, certains traités même lui sont demeurés inconnus. D'autres qu'il connaissait, qu'il comptait même utiliser, ont échappé à son attention au moment où il en avait besoin. Le lecteur est prévenu que, de ce chef, le problème de la validité des sacrements a été omis et que certains docteurs, parmi lesquels saint Pierre Damien, ont été négligés.
Une autre raison pour laquelle on ne trouve pas tout dans ce volume, c'est que l'auteur n'est plus à l'âge où l'on tient à faire étalage de son érudition. Préoccupé d'instruire le lecteur plutôt que de l'éblouir, il a omis volontairement les références et les renseignements qui ne lui paraissaient pas conduire au but visé. Il a dit, par exemple, que certains des textes cités par Énée de Paris étaient apocryphes, sans s'étendre sur lorio-ine de ces apocryphes. Il a étudié le Leontius von Byzanz de Loofs ; il l'a même beaucoup utilisé dans Texposé de