‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 65 sur 547 · De Trinitale, 9. 15, M · texte numérisé non relu

De Trinitale, 9. 15, M

SAINT ATHAXASE. 39

dans le même sens ^. Saint Basile expliqua, lui aussi, (jue le Sauveur qui, en tant que Dieu, devait nécessairement connaître la date précise de la fin du monde, puisque son Père lui avait communiqué toutes ses perfections, s'était souvent exprimé comme homme, et que la foi ne défendait pas d'attribuer l'ignorance du jour du jugement à la nature humaine de celui qui avait consenti à souffrir la soif '^. Quelques années plus tard, saint Grégoire de Nazianze s'écriait dans un discours : « Comme Dieu, le Sauveur a dû connaître l'heure du jugement, c'est comme homme qu'il l'a ignorée^. » Et l'on retrouve la même doctrine dans saint Grégoire de Nysse^. Saint Ambroise, de son côté, constate qu' « un bon nombre, moins timorés, dit-il, que lui, soutiennent hardiment que le Christ n'a pu rien ignorer selon sa divinité, mais qu'il a lui-même attesté lignorance à laquelle il fut soumis comme fils de l'homme, dans sa nature humaine, avant sa passion ^. » 11 ne pouvait en effet manquer d'être répandu, en 379, le sentiment dont saint Hilaire s'était fait l'interprète dans l'Église latine, et qui avait pour représentants dans rOrient les trois grands Cappadociens. Et l'on peut affirmer, sans crainte de se tromper, que. un demi-siècle

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