Liber contra arianos, 16, M
11. On a vu que saint Hilaire la mentionne en la qualifiant de « peu éclairée ».
12. De Trinit. 9. 56, M. 10, 327 : « Major itaque pater est dum pater est, ed filius dum filius est, minor non est. Nativitas filii patrem constituit majorem... •
38 THÉOLOGIE scripturaire; la divinité du christ.
Saint Basile \ saint Grégoire de Nazianze^, saint Jean Damascène^ entrèrent dans cette voie. « Le Père, dit saint Basile, est plus grand que le Fils en tant qu'il est sa cause et son principe. C'est pourquoi le Seigneur a dit : Mon Père est plus grand que moi. Lisons : en tant que Père. D'ailleurs le mot a père » n'implique-t-il pas la notion de cause et d'origine? » Et, après avoir affirmé hautement que ceci ne portait aucune atteinte à l'égalité de substance des deux personnes divines, Basile ajouta : « Reste donc que l'on doit se borner à mettre dans le mot « plus grand » la notion de cause et de principe. « Les autres docteurs dont on vient de lire les noms tinrent le même langage. Et si Didyme '* ainsi que saint Epiphane "^ se firent scrupule de chercher dans la qualité de principe un motif à la supériorité du Père sur le Fils, ils accordèrent au moins que Jésus avait dit : « mon Père est plus grand que moi » pour rendre gloire à la première personne de la Trinité, et qu'il avait prononcé cette célèbre parole en tant que Dieu. On remarquera que tous ces témoignages — celui de saint Hilaire mis àpart — appartiennent à l'Église d'Orient. Que pensait donc l'Eglise d'Occident? Nous le dirons bientôt. Mais il nous reste à chercher auparavant quel accueil reçut le sentiment dAthanase relativement à la science humaine du Christ. Saint Hilaire, après avoir longuement prouvé aux ariens que le Fils n'a pu ignorer, comme Dieu, le jour du jugement, termina sa dissertation par ces paroles : « Quand le Christ pleurait, dormait ou éprouvait de la tristesse, aucun de ces phénomènes n'atteignait la divinité ; la chair seule était sous l'empire de la peine, du sommeil, de la soif, de la lassitude ou de la crainte. De même l'ignorance du jour et de l'heure de la fin du monde ne doit être attribuée qu'à la nature de l'homme ^. » Avant l'évêquede Poitiers, Eustathe d'Antioche s'était exprimé
1. Adv. Eunom. 1. 25, M. 29. 568 : XeÎTieTai locvuv xatà tôv t-^; alxta; XoYOv èvTaù6a xo [j-eTi^ov ^éyeaBai. 'EueiSï) yàp aTià tou Tiarpô; r\ àp^Y) TÔ ult»), xaxà Toùxo (jLstSIwv ô Tiaxrip... Voir aussi : Ibid., 3. 1.