II. — La controvej'se apollinariste
Vers 360, Apollinaire commença à enseigner que le Verbe, en s'incarnant, avait pris de la nature humaine la chair et l'âme inférieure (la ^u^^)' "^^^^ ^^^ l'âme raisonnable (le vouç). Plusieurs de ses disciples, allant plus loin, prétendirent que le Verbe s'était simplement revêtu d'une chair humaine. D'autres — qui ne relevaient peut-être pas de lui mais qui furent confondus avec son école ou s'y fondirent eux-mêmes — imaginèrent de dire que le Verbe s'était transformé ou métamorphosé
1. De Carne Christi, 15, M. 2. 779. Il cite : Isaïe (53. 3) : « Homo in plaga et sciens fere imbecillitatem •>; Jérémie(17. 9) : « Et home est, et quis cognoscet illum ? Daniel (7. 13) : Et super nubes tanquam filius hominis.
2. Ibid. licite Luc, 6. 5 : « Dominus est sabbati filius hominis. »
3. Ibid. 11 cite Actes (2. 22) : « Jesum Nazarenum virum vobis a Dec destinatum. » — 1 Tim. 2. 5 : « Mediator Dei et hominum, homo Christus Jésus. »