CHAPITRE IV LE SAINT-ESPRIT
La plupart des Pères des trois premiers siècles ne consacrèrent pas une attention spéciale à la théologie du Saint- Esprit *. Si quelques-uns d'entre eux, comme Tertullien ^, Origène^ et Novatien'*, crurent pouvoir demander à l'Écriture des renseignements plus précis sur cette divine personne, ils aboutirent à des formules que l'Eglise ne devait pas ratifier ^. Pendant la plus grande partie du quatrième siècle, cet état de choses ne fut pas modifié. Le De Trinitate de saint Hilaire accorde à peine quelques lignes au Saint-Esprit ^. Il est vrai que, dix ans avant saint Hilaire, saint Cyrille de Jérusalem s'étendit dans deux homélies entières sur la troisième personne de la Trinité ".^Nlais autant l'auteur des Catéchèses h\i dhonàdJii dans
1. Dans la préface du livre Des principes, Origène, passant en revue les dogmes chrétiens, indique pour chacun d'eux ce qui est enseigné par la « praedicatio ecclesiastica » et ce qui est livré aux conjectures individuelles. Arrivé au Saint-Esprit, il dit (n. 4, M. 11. p. 117) : « Honore acdignitate Patri ac FiUo sociatum tradiderunt Spiritum Sanctum. In hoc non jam manifeste discernitur utrum factus an infoctus, vel Filius ctiam Dei ipse habcndus sit necne, •>
2. Ado. Praxeam, 8 fin. (M. 2. 1G4); De velandis virginibus, 1. M. 2. 889.