‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 97 sur 547 · Catech., 16 et 17, M. 33. 917 et · texte numérisé non relu

Catech., 16 et 17, M. 33. 917 et

6G THÉOLOGIE SCRIPTURAIRE; la DIVINITE DU SAINT-ESPRIT

Fexposé des œuvres du Saint-Esprit, autant il fut réservé quand il eut achevé ce travail de description. « Ne demandez pas de renseignements, dit-il, sur la nature ou la substance du Paraclet. Si l'Écriture en fournissait je vous les aurais donnés, mais je n'aime pas à pousser mes investigations au delà de ce qui est écrit '.»En somme, on peut dire que, jusqu'aux environs de 360, la théologie scripturairedu Saint-Esprit n'existait pas encore. Elle fut créée par saint Athanase. C'était au cours de son troisième exil. Il venait de demander au désert un abri contre la rage de ses ennemis, quand des lettres de son ami Sérapionlui apprirent qu'un groupe chrétien s'était récemment formé, qui, tout en admettant la divinité du Fils, reléguait le Saint-Esprit au rang des créatures angéliques (vers 358). On accusait la doctrine de la divinité du Saint-Esprit d'aboutir à divers résultats plus ou moins absurdes, notamment à donner au Père deux fils, ou bien encore un fils et un petit-fds. On prétendait aussi qu'elle se heurtait à deux textes scripturaires, à savoir : à une parole du prophète Amos qui enseigne que Dieu « a créé l'Esprit ^ », et au passage suivant de saint Paul, où l'on soulignait soigneusement l'absence du Saint-Esprit : « Jeté conjure devant Dieu, devant Jésus-Christ et devant les anges, d'observer ces choses^ ». L'illustre exilé prit immédiatement la plume et écrivit les fameuses Lettres à Sèrapion, qui toutes, sauf la seconde, sont consacrées à la troisième personne de la Trinité. Sans négliger les objections rationnelles soulevées par les pneumatomaques, il se cantonna avant tout sur le terrain scripturaire. Et d'abord il démontra surabondamment que l'objection tirée d'Amos reposait sur un contresens, et que le prophète avait entendu parler, non du Saint-Esprit, mais du vent ^. Quant à la seconde difficulté, il la résolut en apportant divers textes de l'Écriture, dont les uns mentionnaient le Fils et le Saint-Esprit sans parler du Père, tandis que les autres, passant le Fils sous silence, se bornaient à désigner le

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