‹ Histoire de la tolérance religieuse; évolution d'un principe socialChapitre 255 sur 293 · C. Cf. Ket. à MouUou (janvier 1 763), ibtd,, p · texte numérisé non relu

C. Cf. Ket. à MouUou (janvier 1 763), ibtd,, p

manifeste trop de hâte à récLimeT ses filles. Ce qui ne l'empêche pas,d'ailleiirs,de se réjouir sincèrement lorsque cellesci sont rendues à leur mère * et même de répondre de sa main à une lettre de remerciements qu'elles lui avaient écrite '. Mais, bien qu'il temporise par prudence, bien qu'il s*évertue à obtenir que l'affaire soit portée devant le Grand Conseil, dont un de ses neveux, Tabbé Mignot,et plusieurs de ses amis font partie **, et finalement y parvienne grâce à son habile diplomatie il ne peut cependant résister toujours à l'indignation qui le suflFoque. Il l'épanché, il est vrai, dans les pamphlets qu'il lance à ce moment et dans sa correspondance avec ses amis, encyclopédistes ou mondains ; mais elle est d'autant plus significative lorsqu'elle se révèle dans ses lettres à ces graves protestants^auxquels il parle toujourssérieu sèment et sans railleries trop vives. Il est irrité à un tel point par l'acharnement des évêque** à lutter contre le principe de tolérance qu'il s'en explique un peu vivement . Par exemple, il éciit h Moult ou : ^ Je vous supplie, Monsieur, de vouloir bien envoyer chez MM Souchay et Lefort le Commentaire de Baylo sur 1'^ Contrains- le^ d'unir rr et les Ir ttres de l'évêque d'Afijen, par lesquelles cet animal veut contraindre d'entrer*. » Lorsque, à MontpelUer, on saisit les mémoires des avocats qu'il avait fait répandre dans le Midi, il s'indigne encore, mais avec gravité : « Des mémoires juridiques signés de quinze avocats, présentés au Conseil, sont assurément plus respectables que l'arrêt du parlement de Toulouse. C'est intervertir l'ordre de la justice que de supprimer des factums d'avocats qui demandent justice ". * Il réfléchitbientôt,

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