Let. à Debrus (30 janvier 1763), ibid., p
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il est vrai, que de telles mesures ne pourront que détruire le prestige des juges de Toulouse aux yeux du public ^
Enfin, son indignation ne connaît plus de bornes lorsque le Parlement de Toulouse exige de Mme Calas une somme considérable en paiement de la copie des pièces du procès : « Quoi, s'écvie-t-il, dans le dix-huitième siècle, dans le temps que la philosophie et la mora^ le instruisent les hommes, on roue un innocent à la pluralité de huit voix contre cinq, et on exige l . 500 Uvres pour transcrire le griffonnage d'un abominable tribunal ! Et on veut que la veuve le ^ paye *^ ! » Il écrit encore : « Je ferais copier la S«>mme de Saint-Thomas tout entière pour deux cents francs tout au plus. Les juges de Toulouse rouent,et le greffier ccorche. C'est donc ainsi que la justice est faite ? * Puis il se hâte d'ajouté» : « S'il est absolument néc^essaire de payor l'iniquité et de donner l..>00 livre? pour le creflfede l'iniquité, il faudra se cotiser : il n'y aura qu'à faire une répartition entre les contribuants, et j'offre d'en être. — Je fais la même offre quand il s'agira de prendre à partie les juges euxmêmes . >/
De même,lorsque le Parlement de Toulouse,non content de se refuser à enregistrer l'acte de réhabilitation, vint encore prêcher le fanatisme au roi, Voltaire s'indigna et désespéra un moment du succès définitif des idées de tolérance. « M. de B us, écrivait-il, est probablement informé que, le 21 mars, toutes les chambresdu parlement de Toulouse s'assemblèrent et qu'on nomma des commissaires pour faire des remontrances au roi ; ils doivent demander : 1^ que sa Majesté n'accorde plus aussi facilement des évocations ; 2° si elle en accorde, que ce ne soit que d'un parlement à l'autre ; 3° que le roi n'ait point égard au jugement des requêtes de l'hostel en faveur des Calas ; 4P que le roi approuve à jamais la proces-