‹ Histoire de La Tribune [microforme]Chapitre 12 sur 23 · VL. (Fait double · texte numérisé non relu

VL. (Fait double

Après avoir signé cette promesse de vente, je fis remarquer à MM. Aubin ei Fournier que : : je n’entendais pas perdre les annonces du Ne pouvant avoir le Canadien, ne pou-|,ouvernement que j'avais publiées ou que je vant trouver personne qui voulut prendre ma | bublierais jusqu'au moment de la vente. fs place, le gouvernement me fit demander d’at-| me promirent de la manière la plus solennelle tendre quelques jours encore avant de faire que si M. Aubin prenait mes annonces il me

paraitre la Tribune en mon nom ; on me|{onnerait 81,500, et que si je les gardais, il ne permit mème de la publier immédiatement, | me donnerait que $1,400.

ourvu que rien contre le gouvernement n’y fut inséré! J’attendis: car on promettait d’acheter mon journal à un prix qui me dédommageait des dettes que j'avais été obligé de contracter,

Le temps fixé pour acheter mon journal| Pendant six semaines, je retirai la somme étant expiré, on me demanda un nouveau dé- | convenue, tantôt en argent, tantôt en bons. IL lai! On avait toujours des raisons pour retar-|est vrai que le fournisseur ministériel menader. Parfois M. Letellier était en bas, tantôt | çait chaque fois de cesser de payer, et durant M. Dorion était à Montréal. Une autre fois les quinze derniers jours, la publication de 14 M. Thibaudeau ne pouvait être vu, etc. On | Tribune ne fut payée qu’au numéro! arriva de cette manière au 24 septembre. Ce| Sur cette somme de $80 j'avais à payer, jour-là était le dernier jour de grâce. A midi | chaque semaine, mes créanciers les plus nécesrien n’était encore fait, et pourtant mon jour-|siteux, de sorte qu’il ne me restait que la nal était prêt à paraître; et M. Aubin et|somme nécessaire pour pouvoir publier 14 ses compères connaissaient très-bien le mets | Tribune, Je ne faisais donc pas fortune. On que je devais leur servir, Aussi avaient-ils l'air | savait de plus que les billets que j'avais don: bien abattus. nés pour mé procurer l'argent nécessaire à 14)

—Eh ! bien, dis-je à M. Aubin, que dé-| publication de la Tribune quand elle était cide-t on ! | quotidienne, venaient dus dans peu de jours, R

—On n’a pas pu trouver assez d’argent pour |et l’on espérait me forcer alors à subir lea] acheter votre journal. __ {conditions que l’on voudrait m’imposer. |

Alors je le publierai en mon nom. Le 7 novembre, on me fit savoir que l’of

—Ecoutez, voici là proposition que j'ai à | était prêt à acheter la Tribune, mais aux con: vous faire ; si elle vous convient, publiez le | ditions suivantes : de journal comme auparavant, et si vous la refu-| (On me donnait 81,400, dont 8700 en si sez, on ne parlera plus de l'affaire ! | gnant l'acte de vente, 8200 dans trois mois

—Quelle est cette proposition ? 8200 dans six mois, et 8300 dans neuf mois !

—Vous alles me donner upe promesse de| Voulant en finir à tout prix, an pe

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