ENFIN ILS ACHÉTENT LA (TRIBUNE
vente sous. seing privé, par laquelle vous vous | mais je réclamai le prix des annonces pu: obligeres à me vendre votre établissement | bliées par moi. M; Aubin prétendit que l'o
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n'avait pas promis de les’ payer ! Cependant M. Fournier déclara le contraire. Alors M.
Aubin me dit qu'il ne m'avait promis de donner $100 que pour l’annonce de la quarantaine, qu’il m'allouerait 850 pour cette an ponce, au que j'en collecterais le montant !
Il me fallut subir cette nouvelle condition.
M. Letellier ne-voulait pas me donner plus de #50 pour cette annonce.
J'acceptai ; mais je demandai à M. Aubin, qu me garantirait ls paiement de la balance?
u prix de vente ! Il me dit que ce serait M.
Vepner, Ayant vu ce dernier, il corrobora cet avancé. Il m'informa de plus que je n'aurais pss le droit de laïsser entre ses mains cette somme de 8700 jusqu’au dernier terme de
D: l'échéance, ni mème de la collecter au fur et à : mesure qu'elle deviendrait due, mais que je
devrais la retirer inmédiatement. Je répondis que je n'avais aucune objection. Alors il m’apprit que ce ne serait qu’à la condition de lui
. donner un escompte de 8124!!!
J'allai aussitôt trouver M. Aubin et lui dé-| élarai que de cette manière je ne recevais pas} tout le prix de vente et qu'il devrait payer!
« l'escompte exigé. M. Aubin refusa obstinément
de payer les $124, cependant il finit par m'offrir d'en payer la moitié ! J’acceptai : mais M. Venner, pour je ne sais quelle raison, refusa d'accepter cet arrangement.
Le samedi soir, le 7 novembre, M. Aubin m'offrit $1,500, maïs ne voulut plus m'accorder 850 pour l’annonce, et me fit une condition, sine qué non, de payer l’escompte de $124. C'était bonnet blanc pour blanc bonnet, On augmentait d'un côté pour diminuer de l'autre. J'aurais accepté dix fois pis, tant
j'étais dégoûté de la manière honteuse dont
à ces conditions l'acte de vente, le lundi suiyant,
Le lundi, 9 novembre, eut lieu la vente de la Tribune. Je reçus $697 en argent, et comme chaqüe ministre avait, paraît-il, fourni pne certaine, somme, M, T'hibaudenu avait donné, pour sa part, la balance du billet que je lui devais ! Il avait droit d’agir ainsi ; mais un autre que lui aurait préféré se montrer grrx plutôt envers un enfant du sol qu'à
l'égard d’un particulier du pays des Crétins.
| Ÿ La balance, moins 8124 et le prix de l’an- | | nonce en question, me fut payée par M. Venner. ! De sorte que, au lieu de recevoir 81,500, je
ne retirai que 81,326 ! Il y a plus, je fus obligé de payer 818.50 à Mtre, J.-B. Pruneau, ‘notaire du gonvernement | C'était, disait-il, la \part que je devais payer pour son griffonnage ! On sait que les notaires n'ont pas l’habi-
. tude de se charger d'honoraires entre eux!
| Ce. n’est pas tout : j'avais placé dans le bu- | | reau dela rue Desj
ns, des effets dont le prix \s'élevait à environ 815, Ces effets n'étaient pas
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à moi, mais n’appartenaient pas non plus au nouveau propriétaire: je les avais empruntés temporairement. M. Aubin n’a pas voulu les remettre, et j'ai été obligé de payer la valeur de ces effets ! Et de émbies d’autres tracasseries n'ai-je pas été victime !
Vit-on jamais un imprimeur travailler pour le gouvernement et se ruiner ? S'il n’est pas permis d’imiter M. Foote, on doit néanmoins avoir le droit de ne pas ‘ravailler pour rien du tout et de ne pas saciifier en pure perte son temps et son avenir! La maniëre dont on m'a traité fait de moi une exception sur ce point.
Néanmoins, malgré cela, j’étais décidé à laisser les hommes de la rue Desjardins publier en paix l'organe du gouverne:nent ; mais le jour mème de :. vente, j'appris que ces gens-là, voyant qu'ils n’avaient pas réussi à me ruiner, faisaient © atre moi une propagande infernale, essayuient de ruiner mon crédit, de ternir ma répatation et celle de ma famille, etc. Je résolus de riposter non par la calomnie, mais par des faits.