‹ Histoire de La Tribune [microforme]Chapitre 8 sur 23 · CI GS · texte numérisé non relu

CI GS

SE Be res

qu'il leur avait faites dans le but de les engager: à publier la Tribune en faveur et comme organe du

ouvernement, il, le dit déposant, dans le but de se Rire prÿer plus vite par les dits L. M. Darveau & Frère, et cela avec d'autant plus de raisan que les dits L.,M. Darveau & Frère avaient fait des dépenses énormes pour satisfaire les ministres en prenant à leur service un grand nombre d'amis du gouvernement qui leur auraient été parfaitement inutiles, il; le dit déposant, aurait, le seize du présent mois de septembre, de concert avec un certain

ce Phare de l'établissement de L. M. Darveau & Frère, décidé de se rendre chez MM. Fournier & Gleason, avocats du gouvernement, plutôt pour faire connaître leur position au gouvernement

pour toute autre chose ;

Que là, le dit déposant aurait, de concert avec les autres ouvriers de l'établissement de L. M. Darveau & Frère, alors présents, déclaré à M. John Gleason

u’il leur était dû respectivement pur les dits L. M. arveau & Frère une certaine somme d'argent ponr es, et qu'il voulait en informer les honorables MM. Doriou et Letellier, afin de mettre les dits L. M. Darveau & Frère en état de payer leurs ouvriers en forçant ces honorables ministres à remplir les ones fuites par eux aux dits L. M. Darveau & rère ;

Que le dit John Gleason aurait approuvé cette détermination, et aurait en conséquence engagé le dit Michel; Purent à assermenter son compte qu'il avait contre les dits L. M. Darveau & Frère;

” Que le dit déposant aurait été requis par le dit John Glcnson' de se rendre au Grrfe afin d'y assermenter le dit compte ; ..

Que le dit John Gleason aurait donné à cet effet au dit déposant un document dont il ne fut pas donné lecture au dit déposant et que celui-ci signa et assermenta au Gr:fr, croyant signer et asse: monter son compte, tandis qu'il signait et assermentait en réalité un document par lequel il déclarait que dame Henriette Giguère, épouse de L. M. Darvean, lui devait une certaine somme d'argent pour gages; et que les dits L. M. Darveuu et son épouse étaient sur le point de céler leurs effets dans le but de frauder leurs créanciers et de quitter la province;

Que la dite dame Henriette Gignére n’a jamais dû et ne doit aucune somme d’argent au dit déposant ;

Que le dit déposant n’a jamais cra que les dits L. M. Darveau et son épouse voulaient céler leurs effets pour frauder leurs créanciers et quitter la province ;

Que le dit déposant a toujours cru et croit encore le dit L. M. Därveau un honnête homme ;

Que le dit L. M. Darveau a toujours bien payé ses dettes et que le déposant est convaincu qu'il les paiera encore bien comme par le passé;

Que le dit déposant a été extrémement surpris quaud on lui a fuit voir la conséquence de la déclaration qu’on lui avait fait faire ;

Que se dit déposant n’a jamais eu lecture de la dite dclaration et qu'il l'a signée et assermentée sur la foi du dit John Gleason qui lui disait qu’elle était nécessaire pour obtenir le paiement de son compte ; . Que le dit déposant n’a jamais eu. l'intention-de poursuivre les dits L. M. Darveau & Frère, et que même il s’est toujours opposé à une poursuite ;

Que si le dit déposant n'avait pas été indignement trompé sur le sens et le contenu de la dite déclara-

É tops il ne l'aurait jamais signée ni assermentée. {

le dit déposant ne dit rien de plus et a signé. MicueL. PARENT.

‘ Signé et assermenté devant moi, È

ce 21 de septebre 1863. | M, Tassren,

À mor L dnsaiiquean su dal 014

Eh! bien, est-ce assez évident? Cet homme qui jure ce que:l'on vient de lire doit être croyable, puisqu'il est encore employé par M. Aubin. Ce n'est que quand il s’est vu poursuivi comme parjure, que Parent a donné l’'afidavit cité plus haut.

Les commentaires sont inutiles. Quand, pour se venger, on ne craint pas de faire parjurer les gens ; quand, pour blesser plus profondément un adversaire, on fait de ces inconvenances que J’on n'excuse que chez ceux qui n’ont aucune notion des égards que l’on doit à des femmes inoffensives ; il n’est certes pas étonnant que l’on se permette de maltraiter de Ja manière la plus épouvantable un adversaire politique.

De plus longs commentaires sont inutiles, Je ferai seulement remarquer que l’instigateur d’une pareille infamie, ne mérite certainement pas d'occuper la charge d’avocat de la couronne,

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