ILS INTRIGUENT POUR AVOIR UN AUTRE ORGANE
Comme les intrigues, lés calomnios, les poursuites judiciaires, les menaces ou les proinesses ne ect point le résultat désiré par M. Aubin et ses amis, un autre moyen fut employé. Leurs agents intriguèrent alors contre M. Evanturel pour avoir lé Canadien même péndant’que la Tribune était l'organe du gouvernement ; maïs ce fut en vain.
Après M. Evanturel, vint le tour de M. Duquet auquel on promettait mer et monde, s’il voulait consentir à procurer le Canadien: au gouvernement. “ C'est le temps, lui disait-on, de devenir l'organe du gouvernement. On va donner au Canadien tout le patronage ; on va abandonner la Tribune, ruiner Darveau et le mettre sur la paille!” (Textuel.)
Ainsi parlait, entr'autres, M. Gleason, qui NH déjà dit à un monsieur anglais de cette ville :
# We will throw Darveau over board !
* Nous culbuterons Darveau par dessus bord ! ”
Hélas ! si elle est conduite encore quelque temps par des pilotes aussi inbabiles que MM. Glenson & compagnie, la barque ministérielle sombrera avant que je sois mis sur la paille ou jeté par-dessus bord ! À
Afin de prouver que je n'avance rien qui ne soit exact, j'ai écrit à M. Duquet la lettre suivante :
Québec, 25 novembre 1863.
Monsieur, ) Ÿ
Les amis de M. Aubin nient que le gouvernement ait fait des démarches pour avoir le L'anrien comme orgène; veuillez donc me dire itiinédiaté.