LES (( INTELLECTUELS
Le Siècle, du 7 janvier, avait publié le rapport établi en 1894 par le commandant d'Ormescheville, . ce qui amena de nouvelles polémiques de presse. Les journaux dreyfusistes en prirent texte pour démontrer cju'il n'y avait aucune preuve de culpabilité au moment du premier procès et que les présomptions morales ne reposaient sur aucun fait probant. M. Yves Guyot, M. Duclaux, directeur de l'Institut Pasteur, d'autres savants, des artistes, des professeurs, des écrivains appuyèrent cette opinion. Les dreyfusistes proclamèrent qu'ils avaient pour eux l'élite : les « intellectuels ».
POURSUITES CONTRE l' (( AURORE » ET EMILE ZOLA.
Le 20 janvier, le gérant de VAurore et Emile Zola reçurent une assignation à comparaître en Cour d'assises le 11 février, sur la plainte du ministre de la guerre, agissant au nom du 1" conseil de guerre qui avait jugé Esterhazy. En ne visant que ce procès, le ministre évitait la mise en discussion du jugement de 1894. Zola protesta contre cette limitation dans une lettre au général Billot. .
Les experts Belhoinme, Couard et Varinard, attaqués dans la lettre « J'accuse », assignèrent Zola devant le tribunal correctionnel.
INTERPELLATION CAVAIGNAC, DISCOURS DE M. MELI^fE.