‹ Histoire de la Troisième République de 1897 à 1899Chapitre 17 sur 54 · FRANCE · texte numérisé non relu

FRANCE

Le comte Mouravief, nommé ministre des affaires étrangères de Russie, en remplacement du prince Lobanof, décédé, arriva à Paris le 28 janvier, sur l’ordre du tsar, pour manifester l’entente complète de la France et de la Russie.

A l’Académie française, élection du comte de Mun en remplacement de Jules Simon, et de M. Hanotaux, ministre des affaires étrangères, en remplacement de Challemel-Lacour (1er avril). A partir de 1890, Emile Zola posa sans succès sa candidature à tous les fauteuils académiques vacants, sauf au 2e scrutin pour le remplacement de Taine (à qui succéda M. Albert Sorel) et à l’élection pour le remplacement de Maxime du Camp (à qui succéda M. Paul Bourget). Pour la dix-neuvième fois il se présenta le 1er avril.

<1) Voir la suite de l’affaire Dreyfus, page 132.

Les femmes ayant été admises à l'Ecole des Beaux-Arts, une manifestation violente des jeunes gens des ateliers se produisit contre les jeunes filles qui suivaient des cours (13 mai).

Le 14 octobre. M. Charles Blanc remplaça, à la préfecture de police, M. Lépine, nommé gouverneur général de l'Algérie.

Le 30 novembre, la lre chambre de la Cour d’appel de Paris rejeta la demande faite par Mle Chauvin de prêter serment comme avocat.

Une loi, du 7 décembre 1897, accorda aux femmes le droit d’être témoins dans les actes de l’état civil et dans les actes instrumentaires en général.

Le 14 octobre, M. de Reverseaux fut nommé ambassadeur à Vienne, -en remplacement de M. Lozé; M. Patenôtre, à Madrid; M. Cambon, ancien gouverneur de l’Algérie, à Washington. Le 30 décembre, parut un autre mouvement diplomatique : M. Barrère devint ambassadeur près du roi d’Italie: M'. de Montholon, à Berne. Etaient nommés ministres plénipotentiaires- : M. Gérard, à Bruxelles; M. Pichon, à Pékin; M. de Lavaur, à Rio-de-Janeiro; M. Dubail, à Santiago de Chili; M. d’Ormesson, à Athènes; M. Rouvier, à Lisbonne; M'. Marcel, à Stockholm.

Le roi de Siam Chu-la-long-Khorn arriva à Paris le 11 septembre, et fut reçu par le président de la République. A la fin des grandes manœuvres du Nord, une grande revue eut lieu le 14, à Saint-Quentin, en présence du roi. qui partit le 17 pour l’Angleterre.

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