‹ Histoire de la TurquieChapitre 222 sur 360 · LIVRE TRENT&ClVQUlftlII. il · texte numérisé non relu

LIVRE TRENT&ClVQUlftlII. il

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La guerre ainsi rallumée par Féneigie de Séliit» tiani et de sa lotion entre la Turquie, VAjof^Lrtem et la Russie, Sélim III ordonna une le^ée en mari de tout Fempire. Le grand linr assigna Sdimnh| au pied du Balkan, pour, le lieu du rassemUemeiit des troupes.

Il devait s'y rendre lui*méme avec les ministres et les janissaires de Ck>nstantinople« Hnstapha* Baraiktar avait réuni une année de qninae mille hommes à Rustschuk. Il devait envahir la Vais» chie. Sélim nomma un nouvel aga des janissaires, longtemps simple soldat de la 31* orta, et qui, em* ployé souvent à la garde d'honneur du palais de France, avait pris de l'admiration pour nos institu* tiens militaires. Le grand vizir Ibrabim^Pacha et tout le divan suivirent les janissaires à Schumla. Mustapha-Pacha fut nommé, en l'absence du divan, caimakam de Gonstanlinople.

Le calmakam est une espèce de dictateur qui remplace, en l'absence du grand vizir, tous les pouvoirs de l'État. Il répond du sultan et de la capitale. Les troupes régulières restèrent dans leurs casernes et en Asie. Sélim craignit que leur présence à Tar-

mée active ne mécontentât les janissaires. Le muphti Vély-Zadé, ce conseiller fidèle et expérimenté de Sélim, mourut au commencement de la guerre. Le sultan le pleura comme un frère. Il choisit pour le remplacer , dans ce poste le plus dangereux de l'empire pour un factieux, le grand juge dcRoumélie, homme dissimulé, qui avait feint jusque-là les idées novatrices de son maître. Le caïmakam Mustapha-Pacha, entre les mains de qui Sélim se trouvait placé, était aussi fourbe et aussi ambitieux que le nouveau muphti. Ces deux hommes ourdirent de concert une trame dans l'intérieur du sérail, dont Ibrahim-Effendi et Ahmed-Beg, l'un secrétaire, l'autre écuyer du sultan, tenaient et leur livraient les fils.

Les deux chefs de la conjuration feignirent de se haïr et de se combattre pour mieux tromper leur maître sur leurs véritables vues. Une sédition militaire dans la capitale fut le moyen qu'ils concertèrent pour se débarrasser du grand vizir, et au besoin du sultan lui-même. Ils en avaient préparé les éléments.

Environ deux mille aventuriers albanais ou laies,

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