LIVRE TRE>TE-Cl!iQUlEaE. Mi
lies environs de Trébizonde. farenl appelés à r»tantinople en l'absence des janissaires, sobs |r^ texte d'aider les regimenls réguliers à garder les châteaux du Bosphore : on leur aTait donné le bbb d'yamaks. Ils étaient destinés a serrir les ] avec les régiments de nouvelle orçanisatk». cependant ils ne faisaient pas partie. L1 du sultan était de fondre ces deux ooqs; fl 1b avait rapprochés Tun de Fantre pour goe les iatBEaà&. séduits par Texemple, se pénétrassent d'me cflMH latiou de tactique et de discipline par le oontad aiw les nizauis.
Le calmakam, dans un dessein eootraire. jeta dans leurs rangs un certain nombre de janissaires charsés de répandre parmi les \amaks l'esprit de corps. d'orgueil et de révolte de lenr pn^re milice, et de les animer contre les réformes militaires du sultan et contre lui-même. En voulant . disaient ces embaucheurs aux yamaks, emprunter aux chrétîetts leui*s armes et leurs institutions, Sélim voulait faire des enfants du prophète un peuple de giaours ou de chiens. Lui résister , c'était servir la religion et venger la dignité du nom ottoman. Ces jeunes sd-
dais, paresseux, ignorants et fanatiques comme les enfants des races asiatiques nomades , écoutaient avec un penchant naturel ces discours ; ils regardaient leur ignorance, leur paresse, leur obstination, comme des vertus qui servaient la religion et la patrie.
Ces manœuvres corrompaient depuis quelques semaines les yamaks, quand le perfide calmakam, pressé de faire éclater ses desseins par leur sédition, ordonna à Mahmoud-Effendi , brave officia qui ignorait le piège, d'aller au château d'Europe porter la solde aux yamaks. Il le chargea, de plus, de porter avec lui dans ses caïques quelques uniformes des corps réguliers, et d'en revêtir de force un certain nombre de yamaks pour les enrôler ainsi violemment dans les nizams.
Mahmoud , sans défiance, se rend au château de Kouinélie, sur la côte du Bosphore, où les yamaks et les nizams étaient confondus dans les mêmes casernes. Il solde les troupes ; mais au moment où il découvre les uniformes et parle de sa mission, les yamaks, indignés, s'élancent sur lui pour l'étrangler. Les nizams présents l'entourent pour le dé«