‹ Histoire de la TurquieChapitre 226 sur 360 · LIVRE TnENT&-ClNQniÉMË · texte numérisé non relu

LIVRE TnENT&-ClNQniÉMË

Poubli de leur faute el l'amnistie du sangTerfté. Les combattre, c'était les rejeter de nouveau par la vio* lence dans la révolte. Le sultan j entouré de ces conspirateurs intéressés à le tromper, croyait, ainsi que ses ministres^ à ces rapports,

Mais le calmakam avait résolu de f*e défaire j par un coup de main cruellement conçu et prémédité^ de tous ceux parmi ces ministres et parmi ces amis de Sélim III qui pourraient éclairer enfin son maître et contrebalancer sa propre fortune* Feignant de trembler pour la sûreté du defterdar et des principaux conseillers d'État du divan menacés par la haine des yamaks qui s'approchaient, il leur envoya offrir l'asile de son propre palais, défendu par une forte garde.

Le defterdar et les partisans les plus impopulairement notés de la réforme se rendent avec confiance à cette invitation. Le caïmakam les accueille avec une grâce qui couvre la mort. Il leur fait servir les rafraîchissements, les pipes, le café, ces symboles* de l'hospitalité. Il les félicite d'avoir eu confiance dans son palais, et sort pour donner à ses bourreaux l'ordre de les immoler. Leurs cadavres étaient

liiommage qu'il voulait oflrir aux yamaks, en devançant leur vengeance parla perfidie.

Cependant Gabalchi-Oghli était rentré dans la ville et parcourait les rues aux acclamations du peuple. Arrivé aux portes du palais de Paga des janissaires, et s'adressant au commandant en second, qui était resté à Constantinople pour remplacer l'aga :

« Voilà , x> lui dit-il en montrant ses yamaks , « voilà des enfants du corps, voilà des disciples de « votre saint patron Hadji-Begtasch, qui viennent « se rallier à leurs frères pour défendre- ensemble (( votre cause, la religion, les mœurs et les lois de « l'empire. Je vous somme en leur nom de vous « unir à nous pour vous venger et pour punir les « uizams et les ministres impies qui veulent les « substituer à vous et à nous ! »

Le commandant des janissaires, indécis à ces paloles entre son devoir envers le sultan et Pentrainement de ces casernes, flotta comme la fortune, permit à ceux de ces soldats qui voulaient sortir de s'unir aux bandes de Gabatchi-Oghli, et se borna à rester immobile et comme impartial dans son pa-

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